Certains l'aiment Shaw

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La gueule du gendre idéal, la coiffure toujours soignée, des courses incessantes et un potentiel qui prête aux plus grands fantasmes. Sur le papier, Luke Shaw possède tout ce qu'il faut pour devenir le meilleur latéral gauche du Royaume, voire une référence mondiale à l'avenir. À vingt et un ans, le temps ne presse pas encore. Mais le jeune Anglais doit commencer à assimiler certaines exigences pour chasser quelques doutes.

La tempête n'avait pas encore soufflé sur Manchester. Elle couvait encore simplement au loin, mais les prémices apparaissaient déjà. Lui, pourtant, a le regard noir. Celui des mauvais jours. José Mourinho n'apprécie guère le spectacle qui se déroule sous ses yeux en cet après-midi de septembre. Emprunté, dénué de toute inspiration, Manchester United vacille à Watford. Alors, à cinq minutes du terme, le manager portugais décide de sortir l'un des principaux fautifs de cette première déconvenue mancunienne dans le Hertfordshire depuis 1986 (3-1). Luke Shaw s'exécute avant de recevoir sur le banc une soufflante devant le reste de ses partenaires. Quelques minutes plus tard, c'est en conférence de presse que le latéral gauche se voit une nouvelle fois accabler par son boss. Sans détour et en prenant bien le soin de ne jamais mentionner son nom. "Aujourd'hui, sur le premier but, Amrabat est sur le côté droit, et notre arrière gauche est à vingt-cinq mètres de lui au lieu de cinq, a-t-il regretté, sans dissimuler une profonde irritation. Mais même si vous êtes à vingt-cinq mètres, vous devez jaillir et aller le presser. Mais non, nous attendons. C'est une question de tactique, mais aussi de mental."

Une sortie isolée, pouvait-on supposer. Sauf que non. " The Special One" qui avait l'habitude de jouer les paratonnerres pour préserver ses joueurs, c'est fini. Récemment, Mourinho en a remis une couche, dénonçant cette fois la mentalité de Shaw et de Chris Smalling qui ont déclaré forfait à la dernière minute lors du déplacement à Swansea (1-3). Toujours sans citer directement de noms. "Si on posait la question aux grands joueurs de ce club, ils diraient qu'ils ont joué bien souvent sans être à 100 %. Il faut le faire pour l'équipe. C'est ma manière de voir les choses", a-t-il martelé, l'agacement encore palpable. La victoire des Red Devils en terres galloises, après une série morose de quatre matchs sans succès en championnat, permet de repousser un temps une crise imminente. Mais la

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