Certains à Berlin auraient préféré un Grexit temporaire-Schäuble

le
0

BRUXELLES, 14 juillet (Reuters) - Certains membres du gouvernement allemand auraient préféré une sortie temporaire de la Grèce de la zone euro plutôt qu'un autre plan de sauvetage, a déclaré mardi le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, sans dire s'il en fait partie. Parmi les projets sur la table avant l'accord signé entre la Athènes et ses partenaires de la zone euro lundi matin figurait une proposition allemande prévoyant une sortie provisoire de la Grèce de la zone euro si elle n'arrivait pas à respecter les conditions imposées par ses créanciers internationaux. L'idée a été abandonnée faute d'unanimité parmi les dirigeants de la zone euro, une source européenne haut placée ayant aussi noté qu'une telle disposition aurait été illégale. "Il y a beaucoup de gens, y compris au gouvernement fédéral, qui sont plutôt convaincus que, dans l'intérêt de la Grèce et du peuple grec, ce que nous avons écrit aurait été une bien meilleure solution", a déclaré Wolfgang Shäuble lors d'une conférence de presse. Il a ajouté que les négociations pour un nouveau plan de sauvetage et un financement temporaire de la Grèce seraient très difficiles et prendraient environ quatre semaines. "D'ici là, le risque d'exécution va peser sur la Grèce", a-t-il dit. Il a estimé que la zone euro devait maintenir la pression sur le pays afin qu'il mène à bien des réformes structurelles et un assainissement de ses finances publiques, comme promis. Un rapport confidentiel du FMI note que la Grèce va avoir besoin d'un allègement de sa dette qui aille bien au-delà de ce que ses partenaires européens s'apprêtent à envisager compte tenu de la désagrégation de son économie et de son secteur bancaire au cours des deux dernières semaines. ID:nL5N0ZU33C A moins que les Etats membres acceptent d'accorder à Athènes une période de grâce de 30 ans sur le service de toute sa dette européenne, y compris les nouveaux prêts, il reste comme alternative d'accorder des transferts annuels au budget grec ou de sérieuses décotes ('haircuts') pures et simples sur la dette. Le ministre allemand des Finances a reconnu jeudi pour la première fois que l'effacement d'une partie de la dette de la Grèce pourrait être nécessaire pour la rendre supportable, mais il a immédiatement exclu cette éventualité. ID:nL8N0ZP3L0 (Tom Koerkemeier, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux