Certaines conséquences du changement climatique inévitables

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CERTAINES CONSÉQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE INÉVITABLES
CERTAINES CONSÉQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE INÉVITABLES

OSLO (Reuters) - Certaines conséquences à venir du changement climatique, telles que les chaleurs extrêmes et la hausse du niveau des mers sont inévitables, même si les gouvernements agissent vite pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, estime la Banque mondiale dans un rapport.

Compte tenu des émissions passées et à venir émanant des usines en général et des centrales électriques thermiques en particulier, ainsi que des automobiles, la planète n'échappera pas à l'horizon 2050 à une hausse de pratiquement 1,5°C de la température moyenne par rapport aux niveaux de l'époque pré-industrielle, précise le rapport publié dimanche et intitulé "Turn down the Heat, Confronting the New Climate Normal" ('Baissons la chaleur : Face à la nouvelle normale climatique').

Les températures moyennes ont déjà monté d'environ 0,8 degré depuis la révolution industrielle du XIXe siècle, souligne le document.

Le niveau des mers continuera à monter pendant des siècles parce que les vastes étendues de glace du Groenland et de l'Antarctique ne fondent que très lentement.

Même si les températures restent au niveau actuel, le niveau des mers montera de 2,3 mètres dans les 2.000 prochaines années, précise le rapport.

Toutefois, les conséquences les plus dramatiques du réchauffement climatique pourraient être évitées en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, note le rapport.

"Cela veut dire que les conséquences du changement climatique telles que les épisodes de chaleur intense sont peut-être tout simplement inévitables", a commenté le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim lors d'une conférence de presse.

"Les conclusions sont alarmantes", a-t-il déclaré.

Comme exemples de ces extrêmes déjà présents, le président de la Banque mondiale rappelle que le jour le plus chaud de novembre en Australie a été atteint lors du dernier G20 en Australie et l'épaisse couche de neige "qui vient de tomber à Buffalo" aux Etats-Unis.

Une hausse de deux degrés Celsius de la température mondiale au-dessus des niveaux préindustriels risque de se traduire par une réduction de 70% du rendement des récoltes de soja et de 50% pour le blé au Brésil en 2050.

Jim Yong Kim défend toutefois la politique de la Banque mondiale qui autorise dans des cas limités les investissements dans les énergies fossiles pour les pays en développement, en soulignant qu'il s'agit souvent de centrales électriques qui doivent fournir l'électricité aux plus pauvres.

L'Afrique sub-saharienne a une capacité totale de génération électrique installée de 80 gigawatts, ce qui est inférieur à l'équipement de l'Espagne, a-t-il fait valoir.

La prochaine réunion avant l'accord climatique qui sera conclu à la conférence de Paris sur le climat fin 2015 est prévue du 1er au 12 décembre au Pérou.

(Alister Doyle; Danielle Rouquié pour le service français)

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  • charleco le lundi 24 nov 2014 à 18:13

    Les changements climatiques sont en cours et je ne vois pas ce qu'il y a de risible. Il va y avoir des réfugiés climatiques qui vont s'ajouter aux réfugiés politiques et aux réfugiés économiques. A ce moment là, ce sera la foire d'empoigne partout.

  • M1539097 le lundi 24 nov 2014 à 17:21

    Le matraquage mediatique se dechaine. Boursorama nous sort 3 articles par jour pour nous annoncer les catastrophes imminentes du soi-disant rechaussement climatique. Il faut tenir le rythme jusqu'à la conférence de Paris fin 2005

  • M5003824 le lundi 24 nov 2014 à 15:08

    pourquoi ? Justifiez svp !!

  • traubhub le lundi 24 nov 2014 à 14:54

    Risible de bêtise !