Centrale d'Hinkley Point : les syndicats d'EDF perdent une manche

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Hinkley Point, le 28 juillet.
Hinkley Point, le 28 juillet.

La construction de deux « European Pressurized Reactors » (EPR) en Angleterre est désormais suspendue au feu vert de Londres.

Dans leur combat contre le projet de centrale nucléaire à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre, les syndicats d’EDF viennent de perdre une première manche judiciaire. Saisi en référé, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a rejeté, vendredi 5 août, le recours qu’avait déposé le comité central d’entreprise (CCE) d’EDF afin de bloquer ce chantier énorme et controversé. Ce qui ne signifie pas que la centrale verra effectivement le jour, tant il reste d’obstacles à franchir. Prochaine étape : le feu vert – ou non – de Theresa May, la nouvelle première ministre britannique.

Hostile à ce qu’EDF construise dans l’immédiat deux réacteurs EPR en Grande-Bretagne, un investissement à hauts risques chiffré à 18 milliards de livres sterling (21,2 milliards d’euros), le comité d’entreprise tente depuis plusieurs mois de freiner le mouvement.

La consultation des représentants du personnel a donné lieu à plusieurs passes d’armes. La direction a d’abord pensé se dispenser de cette formalité. Puis elle a refusé de fournir aux syndicats une partie des nombreux documents (expertises, contrats, etc.) qu’ils souhaitaient consulter. En conséquence, le CCE a estimé ne pas être en mesure de rendre un avis. La direction a néanmoins considéré que la consultation avait été menée dans les formes, et qu’elle pouvait soumettre le dossier Hinkley Point au conseil d’administration.

Manque d’information C’est pour empêcher une décision irréversible du conseil que le CCE s’est tourné...

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