Centrafrique : violents affrontements entre forces françaises et rebelles à Bambari

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Centrafrique : violents affrontements entre forces françaises et rebelles à Bambari
Centrafrique : violents affrontements entre forces françaises et rebelles à Bambari

Bambari est le chef-lieu des ex-rebelles de la Séléka. Depuis plusieurs jours, le face-à-face est tendu dans cette ville du centre-est de la Centrafrique entre ces milices musulmanes et les soldats français de la force Sangaris. Alors que les ex-rebelles de la Séléka sont enracinés dans cette localité, où ils ont installé leur Etat major, les militaires français tentent de les désarmer. 

Ce samedi, de violents affrontements se sont tenus entre les deux parties. Des «éléments incontrôlés» de l'ex-rébellion séléka se sont opposés à la force Sangaris, détaille un porte-parole de l'état major de l'armée.selon l'Etat-Major. Trois pick-up conduits par ces ex-Séléka ont ouvert le feu sur des soldats français qui, après des tirs de semonce, ont riposté et détruit l'un des trois véhicules, poursuit le colonel Gilles Jaron. Le bilan d'éventuelle victimes du côté des ex-Séléka n'est pas encore connu. Côté français, aucun soldat n'a été tué, précise le porte-parole.     

Opération sensible de désarmement 

Les quelques 2000 soldats de la force Sangaris, dont la mission a démarré le 5 décembre dernier, ont la lourde tâche de désarmer tous les rebelles de Centrafrique. Après six mois d'opération, plusieurs groupes d'ex-rebelles de la Séléka tentent toujours de contrôler des villes de province.

Mercredi dernier, le chef de l'opération Sangaris, le général Soriano, s'était rendu à Bambari, à 380 km de la capitale, Bangui. Il avait alors assuré aux populations qu'il imposerait « les mesures de confiance ». Ces dernières consistent à désarmer tout homme n'appartenant pas aux forces régulières. Pour les leaders du groupe de la Séléka, cette annonce a sonné comme une perte d'autorité. Dès le jeudi matin, des affrontements avaient eu lieu dans la localité entre jeunes issus de la milice musulmane et soldats français. Dans les rues de la ville, les rebelles de la Séléka arboraient ...

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