Centrafrique : un millier de morts selon Amnesty international

le
1
Centrafrique : un millier de morts selon Amnesty international
Centrafrique : un millier de morts selon Amnesty international

Les représailles de l'ex-rébellion centrafricaine de la Séléka* après l'offensive des milices chrétiennes sur Bangui le 5 décembre, ont fait près d'un millier de morts, affirme jeudi l'organisation Amnesty international, qui dénonce la poursuite des tueries inter-religieuses dans le pays.

Au matin du 5 décembre, les milices villageoises chrétiennes «anti-balaka» (anti-machettes) infiltrées dans certains quartiers de la capitale «ont fait du porte-à-porte et tué jusqu'à environ 60 hommes musulmans», indique un communiqué d'Amnesty.

Les forces de l'ex-Séléka «ont mené des représailles à grande échelle contre les chrétiens, tuant près de 1.000 hommes en deux jours et pillant systématiquement les maisons des civils», selon Amnesty, qui précise qu'un «petit nombre de femmes et d'enfants ont également été tués». Le dernier bilan de ces violences publié le 13 décembre faisait état de 600 morts, dont 450 à Bangui, selon l'ONU.

«Crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans les deux camps»

«Nos recherches sur le terrain ces deux dernières semaines ne laissent aucune place au doute : des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité sont commises par les deux parties en conflit», estime Christian Mukosa, expert d'Amnesty, à l'issue d'une enquête menée sur place depuis le 5 décembre par trois enquêteurs de l'organisation de défense des droits de l'homme.

«Ces crimes incluent des exécutions extra-judiciaires, des mutilations, des destructions volontaires d'édifices religieux, comme des mosquées, et le déplacement forcé en grands nombres», a détaillé l'expert.

«Malgré la présence des troupes françaises et africaines censées protéger les populations, des civils continuent d'être tués quotidiennement, avec au moins 90 personnes tuées depuis le 8 décembre, certaines exécutées par balles, d'autres lynchées par la foule en colère ou tuées à coups de machettes», ajoute ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • papy988 le jeudi 19 déc 2013 à 06:21

    Tant qu'on détruit des mosquée rien de grave.