Centrafrique : un civil tué et des enfants blessés par des soldats tchadiens

le
0
Centrafrique : un civil tué et des enfants blessés par des soldats tchadiens
Centrafrique : un civil tué et des enfants blessés par des soldats tchadiens

Trois semaines après le début de l'opération Sangaris lancée par la France en Centrafrique, les violences meurtrières se poursuivent. Au moins un civil a été tué et des enfants blessés par des soldats tchadiens ce vendredi à Bangui. Les 1 600 soldats français et les 4 000 hommes des contingents de la force africaine (Misca) peinent à éteindre l'incendie qui continue de couver, dans une ville minée par les haines confessionnelles. Beaucoup de chrétiens, victimes pendant des mois des exactions des Séléka, ont soif de vengeance contre les ex-rebelles et les civils musulmans qui leur sont désormais associés.

Des enfants blessés par des grenades. Au moins un civil a été tué et plusieurs enfants blessés vendredi à Bangui par des grenades lancées par des soldats tchadiens de la force africaine qui protégeaient un convoi de leurs compatriotes fuyant la ville, selon des sources militaire et humanitaire. Les grenades ont été lancées par les soldats en direction de la foule massée au bord de la chaussée pour injurier des réfugiés tchadiens qui prenaient par la route la direction de leur pays, sous la protection de militaires. Avec 850 hommes, aguerris et bien équipés, le contingent tchadien est omniprésent à Bangui. Il y joue le rôle de protecteur de la minorité musulmane, mais également du pouvoir du président (et ex-chef rebelle) Michel Djotodia. Mais les Tchadiens sont accusés par une majorité de la population de soutenir les ex-rebelles Séléka -dont certains sont originaires du Tchad- et ont été impliqués récemment dans plusieurs incidents.

Echanges de tirs dans la nuit. Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux policiers congolais de la force africaine (Misca) ont été tués en plein centre-ville de Bangui lors d'échanges de tirs. En ville, les activités reprenaient peu à peu, au lendemain d'une journée de chaos sanglant. L'armée française a sécurisé jeudi les quartiers de Gobongo, proche de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant