Centrafrique: trois ministres limogés, «on ne sait pas où ils sont»

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Centrafrique: trois ministres limogés, «on ne sait pas où ils sont»
Centrafrique: trois ministres limogés, «on ne sait pas où ils sont»

«Ces ministres sont limogés parce qu'on ne sait pas où ils sont. Ils ne gouvernaient plus». C'est la justification pour le moins étonnante donnée par une source proche du pouvoir en Centrafrique pour expliquer l'exclusion dimanche de trois membres du gouvernement: les ministres de la Sécurité publique, des Finances et de l'Elevage. En parallèle, «tous les mouvements sur les différents comptes du Trésor public ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre».

Figure centrafricaine, candidat à la présidentielle de 2005, le pasteur Josué Binoua, démis de ses fonctions à la tête de la Sécurité publique, n'est pas surpris par cette décision. L'homme a été exfiltré en France après que des armes ont été trouvées à son domicile. Mais il affirme qu'elles étaient destinées à des agents de la sécurité publique et que toutes sont répertoriées.

«On m'accuse, ils sont conséquents avec eux-même. Je ne pouvais pas rester en Centrafrique en raison de menaces sur ma personne», s'est-il défendu. Son ministère, équivalent du ministère de l'Intérieur, est un poste clé dans un pays actuellement ravagé par les affrontements interreligieux qui ont fait plus de 600 morts.

M. Bremaidou (Finances), ancien opposant au président renversé François Bozizé en mars 2013 par l'actuel pouvoir paie sans doute la situation économique catastrophique de l'Etat centrafricain, constamment au bord de la cessation de paiements.

«Nous sommes devenus des animaux»

Ces sanctions interviennent le jour où l'archevêque catholique de Bangui, très respecté en Centrafrique, a appelé à la réconciliation, citant Nelson Mandela en exemple, au lendemain de l'invitation au dialogue du président de transition Michel Djotodia.

Devant 1.500 fidèles réunis pour la messe dans l'église Saint-Charles, dans le nord de la capitale, Mgr Dieudonné Nzapalainga a appelé à la fin des violences interreligieuses, qui ont déjà fait près de 600 morts ...

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