Centrafrique : lynchages et affrontements inter-religieux à Bangui

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Centrafrique : lynchages et affrontements inter-religieux à Bangui
Centrafrique : lynchages et affrontements inter-religieux à Bangui

Après un peu d'accalmie en Centrafrique, suite aux premières opérations de désarmement engagées par l'armée française, notamment à Bangui, la capitale, la tension est remontée, ce jeudi. Des heurts se sont à nouveau produits entre les différentes milices après la mort, mardi, de deux soldats français du 8e RPIMA de Castres, dans une opération de désarmement.

Ainsi, nos envoyés spéciaux ont-ils vu un homme être massacré à coups de machette. Un véritable lynchage. Dans le quartier PK-5, à majorité musulmane soutenant la Séléka, cet homme était allé, à moto, acheter trois poulets, lorsqu'il a été intercepté par des musulmans. Frappé à coups de machette, il a été abandonné gisant dans des flaques de sang, sa moto incendiée quelques mètres plus loin.

D'autres témoignages font état d'interventions musclées et armées de la Fomac (les forces armées africaines opérant en soutien des militaires français) pour exfiltrer des musulmans en danger dans certains quartiers de la capitale. La population musulmane est d'ailleurs très vindicative envers les troupes françaises et africaines.

Manifestations «anti-Français»

Toujours dans le quartier PK-5, zone commerçante musulmane du centre de Bangui, une foule de plusieurs centaines de personnes a ainsi pris à partie les soldats de la Force Sangaris : «Français complices !, Venez voir les corps», «Traîtres! Vous aidez les chrétiens à nous tuer!».

«Les Français organisent le génocide. Ils sont avec les chrétiens», pouvait-on également entendre. Leurs véhicules ont manqué d'être encerclés par les protestataires, mais ils ont réussi à se dégager avant que la situation ne dégénère. Ces réactions violentes font suite à la mort de nombreux musulmans, tués par des chrétiens dans les quartiers voisins de Gobongo et Combattant, proches de l'aéroport. Des quartiers sont secoués ces derniers jours par une vague meurtrière de lynchages, de ...

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