Centrafrique : les primes des soldats retardées à cause d'un logiciel défectueux

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Centrafrique : les primes des soldats retardées à cause d'un logiciel défectueux
Centrafrique : les primes des soldats retardées à cause d'un logiciel défectueux

Le logiciel de paie de l'armée française fait encore des siennes. Déjà décrié par l'an passé par la Cour des comptes pour ses multiples dysfonctionnements, «Louvois» cristallise de nouveau la colère des militaires de la mission Sangaris en Centrafrique, rapporte RFI.

Les soldats doivent en effet bénéficier de primes lorsqu'ils sont engagés sur une opération extérieure (Opex) : ils ne la toucheront pas avant début mai, alors que la relève est arrivée en février-mars. «Avec cette prime, un militaire multiplie facilement par deux son salaire de base», souligne RFI. 1 500 soldats sur les 2 000 présents en Centrafrique seraient concernés. Inversement, ceux qui ont participé au début de l'opération, lancée le 5 décembre, et sont depuis rentrés en France, continuent de toucher leur prime. Ils devront rembourser leur trop-perçu.

Le successeur de Louvois se fait attendre

En cause ? L'expédition en Centrafrique, par définition imprévisible à l'avance, n'a toujours pas été prise en compte par le calculateur de solde du logiciel... Le ministère de la Défense a reconnu de nouvelles défaillances du système et travaille à régler le problème au plus vite.

Versements indus, indemnités retardées : Louvois, cauchemar des militaires, n'en est pas à son premier bug. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait annoncé sa suppression en novembre dernier, mais en attendant son successeur, qui n'arrivera pas avant de longs mois selon RFI, les défaillances suivent leur cours.

«De tels dysfonctionnements minent la confiance de nos hommes dans notre institution et nuit au moral de nos troupes engagées dans une opération délicate», commente un cadre de l'armée, cité par RFI sous anonymat.

Les soldats étant soumis au devoir de réserve, leurs compagnes se font leur porte voix, via une pétition mise en ligne il y a plus d'un an, lors des premiers dysfonctionnements de Louvois en 2011, ou en interpellant le ...

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