Centrafrique: les «déplacés intérieurs» de l'aéroport de M'Poko

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EN IMAGES - Alors que l'opération «Sangaris» visant à normaliser la situation en République de Centrafrique se met doucement en place, la situation humanitaire reste critique.

Envoyé spécial à Bangui

Les trente-cinq mille personnes réfugiées au bord de la piste de l'aéroport Bangui M'Poko ont passé la nuit sous une pluie battante. «On est restés comme ça, debout, disent les gens, il n'y a pas d'abri, nous n'avons rien.» Le matin, le vaste campement improvisé est un cloaque d'herbes couchées, de flaques d'eau rougeâtres et de boue épaisse, où flotte une puissante odeur d'urine et d'excréments. Les premiers arrivants, fuyant les exactions nocturnes des ex-Séléka dans leurs quartiers, se sont rassemblés la semaine dernière près des barbelés de l'armée française.

Les suivants ont envahi les hangars de l'aéroclub, les abords de la piste et une partie du tarmac. Leur nombre est tel que les avions de transport militaires sont parfois obligés de...

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