Centrafrique : les anti-balaka mis en garde, Amnesty dénonce un «nettoyage ethnique»

le
1
Centrafrique : les anti-balaka mis en garde, Amnesty dénonce un «nettoyage ethnique»
Centrafrique : les anti-balaka mis en garde, Amnesty dénonce un «nettoyage ethnique»

A l'occasion de la visite du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian en Centrafrique ce mercredi, Catherine Samba Panza a haussé le ton contre les anti-balaka. La présidente centrafricaine de transition veut «aller en guerre» contre ces milices d'autodéfense chrétiennes, coupables de nombreuses exactions contre la communauté musulmane. «(Ils) pensent que parce que je suis une femme je suis faible. Mais maintenant les anti-balaka qui voudront tuer seront traqués», a asséné Catherine Samba Panza devant les habitants de Mbaïki (80 km au sud-ouest de Bangui).

Un avertissement qui fait écho aux propos du ministre de la défense, ce mardi. Jean-Yves Le Drian, en tournée en Afrique centrale, s'était montré ferme. «La mission (de la France, ndlr) est de faire que la sécurité revienne, que le désarmement (des milices) ait lieu et se fasse de façon impartiale». Les exactions des anti-balaka menacent par ailleurs le pays de partition, une issue jugée «inacceptable» par la France.

Nettoyage ethnique et exode des musulmans

Selon Amnesty International, les soldats de la force internationale de maintien de la paix sont impuissants face au nettoyage ethnique qui se trame dans l'ouest du pays. Les civils musulmans, accusés d'être complices des rebelles de la Séléka, sont les cibles des anti-balaka. L'ONG constate un exode musulman «sans précédent». Les centrafricains de confession musulmane, qui composent 15% de la population -contre 50% pour les chrétiens-, fuient notamment vers le Tchad ou le Cameroun.

Dès le début de l'intervention française «Sangaris», début décembre, Peter Bouckaert, le directeur de la division Urgence de l'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch, déclarait au Parisien que «l'armée française, si elle s'était bien préparée au désarmement des Séléka, n'avait pas anticipé les attaques des anti-balaka, très nombreuses. Le problème des anti-balakas, est qu'il s'agit d'une ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M566619 le jeudi 13 fév 2014 à 16:42

    Les musulmans ont commis beaucoup de crimes, ils doivent payer. La France ne doit pas tuer des Chrétiens