Centrafrique : la prudence de Michel Sapin

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Si les faits sont avérés, les sanctions seront d'une grande sévérité, a déclaré Michel Sapin.
Si les faits sont avérés, les sanctions seront d'une grande sévérité, a déclaré Michel Sapin.

Au lendemain de la révélation des accusations de viols commis sur des enfants par des soldats de l'opération Sangaris en Centrafrique, Michel Sapin a marché sur des oeufs ce jeudi matin sur Europe 1. Le ministre des Finances a assuré que "les sanctions ser(aient) d'une grande sévérité" si les faits étaient avérés. Mais il a aussi appelé à ne pas "gober" tous les soupçons.

"Je serais choqué si les faits étaient avérés et, si les faits sont avérés, les sanctions seront d'une grande sévérité parce que ce n'est évidemment pas acceptable, surtout s'agissant de l'image de la France et de l'image de son armée", a déclaré Michel Sapin sur l'antenne d'Europe 1. Mais, a-t-il nuancé, "attention à ne pas jeter l'opprobre à partir de soupçons dont il faut vérifier absolument tous les éléments et qui ne doivent pas être gobés comme ça".

"Double crime"

Il a appelé à cette prudence "au moment où nous sommes en train de faire des efforts considérables du point de vue budgétaire (...), au moment où on soutient nos armées qui prennent des risques". "Celui qui vole au-dessus de l'Irak peut toujours prendre quelque chose et mourir", a-t-il rappelé.

"Il y a une enquête militaire, des conséquences militaires, mais c'est d'abord et avant toute chose des hommes et des citoyens français qui devront répondre devant la loi française", a ajouté le ministre. En France, on a appris qu'une enquête avait été ouverte en juillet dernier...

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