Centrafrique : la France, gendarme malgré elle

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La France voudrait voir les Africains gérer eux mêmes leur destin et ne plus apparaître qu'en « appui » de l'Union africaine.

C'est une nouvelle grand-messe françafricaine, un raout organisé par l'Élysée en présence d'une quarantaine de chefs d'État et de gouvernement et du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour soutenir la paix, la sécurité et le développement sur le continent. Officiellement, l'Élysée veut faire «évoluer le partenariat avec l'Afrique» et encourager les institutions régionales à prendre en charge la sécurité dans l'ancien pré carré français. C'est l'application de la «doctrine Hollande» énoncée à Dakar en octobre 2012, qui garantit aux interventions militaires un cadre juridique et annonce l'avènement d'un monde nouveau dans lequel les Africains, enfin dotés de capacités militaires, pourraient, avec l'aide de la France, gérer eux-mêmes les crises qui secouent leur continent.

Un «v½u pieux»

«Comme d'habitude, on fait...

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