Centrafrique - l'ex-président François Bozizé : "Nous sommes en voie de somalisation"

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François Bozizé le 8 janvier 2013 à Bangui.
François Bozizé le 8 janvier 2013 à Bangui.

Alors que les massacres se succèdent en Centrafrique - on y parle même d'épuration ethnique en dépit de la présence de l'armée française -, François Bozizé, le dernier président élu, s'est confié au Point.fr. L'ex-général a fui Bangui, la capitale, en mars dernier pour un exil dans la région des Grands Lacs, il appelle à une conférence nationale entre Centrafricains et au départ des "envahisseurs".Le Point.fr : En l'état actuel de vos informations, une épuration ethnique - qui vise les musulmans - est-elle en cours en Centrafrique ?François Bozizé : C'est la Seleka (un conglomérat d'opposants au régime de Bozizé, à dominante musulmane, NDLR) qui est à l'origine de nos déboires. C'est elle qui a provoqué une situation de chaos. Il faut lui demander des comptes, mais aussi à ses soutiens. On accuse les anti-balaka (des groupes armés anti-Seleka, chrétiens ou animistes considérés comme pro-Bozizé, NDLR), mais je ne dispose pas d'informations permettant de les mettre en cause dans une prétendue épuration ethnique. À l'époque où j'étais président, il n'existait aucun problème religieux. La Seleka, ce ne sont ni des musulmans ni des chrétiens, ce sont des bandits. Ils sont responsables des pillages, des vols et des viols. Les anti-balaka sont des patriotes, ils luttent contre l'insécurité. Comment analysez-vous la situation de votre pays aujourd'hui ?Nous espérions qu'avec un nouveau gouvernement les...

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