Centrafrique : Hollande sera «implacable» si «des militaires se sont mal comportés»

le , mis à jour à 16:26
2
Centrafrique : Hollande sera «implacable» si «des militaires se sont mal comportés»
Centrafrique : Hollande sera «implacable» si «des militaires se sont mal comportés»

C'est un message de fermeté que François Hollande a affiché ce jeudi alors que la justice française enquête sur des accusations de viols d'enfants par des militaires français déployés en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris. «Si certains militaires se sont mal comportés, je serai implacable», a affirmé le président de la République en déplacement à Brest. Le ministère de la Défense a assuré qu'il n'y avait «aucune volonté de cacher quoi que ce soit» et que les faits étaient en train d'être vérifiés en «toute transparence».

«Dès que les premières informations nous sont parvenues au ministre de la Défense et à moi-même, nous avons diligenté une enquête et nous avons saisi la justice», a déclaré François Hollande. «Si les faits sont avérés par la justice et le commandement militaire (...) il y aura des sanctions qui seront à proportion des faits qui auront été constatés, et si c'est grave, les sanctions seront graves, elles devront même être exemplaires.» «Vous savez la confiance que je porte aux armées, le rôle que les militaires français jouent dans le monde (...) Aucune tâche ne doit écorner leur uniforme», a prévenu le chef de l'Etat.

Entre treize et quatorze militaires français visés par l'enquête

Une enquête a été ouverte à Paris en juillet 2014 pour viols sur mineurs de moins de 15 ans. Mais le scandale n'a éclaté que mercredi, révélé  par «The Guardian». Le quotidien britannique a dévoilé le contenu d'un rapport de l'ONU portant sur l'exploitation sexuelle d'enfants entre décembre 2013 et mai 2014, dans le centre de réfugiés situé à l'aéroport de Bangui. Le document rassemble les témoignages de six enfants âgés de 9 à 15 ans, jugés très crédibles, et implique une dizaine de soldats français qui auraient échangé de la nourriture, et parfois de petites sommes d'argent, contre des faveurs sexuelles.

Selon nos informations, treize militaires ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.

Avertissement

Une erreur est survenue, merci de re-essayer ultérieurement.