Centrafrique : Hollande défend sa décision souveraine

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Centrafrique : Hollande défend sa décision souveraine
Centrafrique : Hollande défend sa décision souveraine

S'il a décidé de déclencher l'opération Sangaris en Centrafrique, sa deuxième intervention militaire en vingt mois à l'Elysée, c'est d'abord pour éviter des massacres. Mais aussi au nom de « la grandeur de la France ». En marge de sa visite au Brésil et en Guyane, François Hollande est revenu sur l'importance que revêt à ses yeux la place de l'Hexagone. « C'est important que la France, dans le concert des Nations, puisse intervenir de manière forte », défend ce président socialiste qui s'est si bien coulé dans les institutions gaullistes. « J'ai pris la décision », lançait-il ainsi à Sao Paulo jeudi, à la première personne du singulier.

Interrogé sur le soutien des Français à cette nouvelle intervention, Hollande explique ne pas vouloir céder à une « démocratie d'opinion » où l'« on pourrait toujours se dire que le mieux est de ne rien faire ». Et de rappeler le précédent du génocide au Rwanda, où l'inertie de Paris avait été épinglée. « Ma responsabilité de président de la République, c'est de prendre cette décision », insiste-t-il, relevant que « si la France n'avait pas élevé la voix » sur la Syrie, la destruction des armes chimiques ne serait pas engagée. Selon notre enquête BVA, 72% des sondés s'attendent à ce que l'opération Sangaris soit plus longue que les six mois prévus, mais 50% font confiance à Hollande pour la mener. Un score confortable au regard de son impopularité.

500 000 euros par jour pour 1 600 hommes engagés

Questionné sur le risque d'enlisement, l'Elysée se veut rassurant, mais concède que « les prochaines semaines vont être décisives », voire « très difficiles », avant que les forces africaines prennent le relais pour assurer la sécurité et la transition vers des élections. Mais « s'il y avait eu des massacres qui se prolongeaient (?), on aurait été regardé comme n'ayant pas fait notre devoir », argumente le président. En clair : Paris n'avait pas ...

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