Centrafrique : Fabius annonce l'envoi de troupes françaises d'ici la fin 2013

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Centrafrique : Fabius annonce l'envoi de troupes françaises d'ici la fin 2013
Centrafrique : Fabius annonce l'envoi de troupes françaises d'ici la fin 2013

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé dimanche l'envoi de troupes supplémentaires en Centrafrique d'ici à la fin de l'année. Le ministre des Affaires étrangères est en visite dans ce pays africain en proie au chaos depuis la chute, en mars, du président François Bozizé, renversé par une coalition rebelle, Séléka, dont le chef, Michel Djotodia, s'est autoproclamé président.

«Actuellement nous avons 410 hommes, a déclaré Fabius. Au fur et à mesure des résolutions de l'ONU, nous allons donner un coup de pouce surtout dans le domaine logistique et nous allons augmenter (NDLR : la présence francaise), et ceci sera fait vraisemblablement d'ici la fin de l'année», a declaré M. Fabius.

L'envoi de troupes supplémentaires était dans l'air du temps. En septembre, l'entourage du président François Hollande avait laissé entendre que le nombre de soldats mobilisés pourrait être porté à 700, voire 750.

Le ministre a appelé à la tenue d'élections libres début 2015

Pays parmi les plus pauvres du monde et en crise depuis des années, la Centrafrique, ancienne colonie française, est livré à des chefs de bande et des mercenaires étrangers depuis mars. L'Etat s'est effondré et les violences menacent de prendre un tour religieux entre chrétiens, qui constituent la majorité de la population de 5 millions d'habitants, et musulmans.

Chaque jour amène son lot de nouvelles violences, qui s'étendent progressivement à travers tout le pays. Vendredi, des combats entre les forces armées centrafricaines et des milices d'autodéfense - paysans exaspérés par les exactions des ex-rebelles - ont fait six morts dans la région de Mongoumba, dans le sud. La veille, un contingent de policiers et gendarmes déployé dans le nord-ouest après un bain de sang qui a fait plus de 50 morts en début de semaine, a été attaqué par les ex-rebelles et obligé de battre en retraite.

Lors de sa visite, Laurent Fabius s'est ...

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