Centrafrique : encore des échanges de tir Bangui

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Centrafrique : encore des échanges de tir Bangui
Centrafrique : encore des échanges de tir Bangui

Un semblant de calme est revenu ce samedi à Bangui après quatre jours de violents affrontements malgré des échanges de tirs toujours signalés à la périphérie nord de la capitale centrafricaine. «Les habitants fuient en direction de la colline pour se mettre à l'abri des tirs» échangés entre des soldats de la Minusca, la force de l'ONU, et les anti-balaka, ces miliciens majoritairement chrétiens qui avaient lancé la chasse aux musulmans au début de l'année, a indiqué un témoin.

Ces accrochages se déroulent dans l'après-midi à Gobongo, un quartier situé à une dizaine de kilomètre au nord du centre de Bangui. Dans le reste de la ville quadrillée par les forces nationales et internationales --françaises, européennes et onusiennes--, la tension reste palpable

Le bilan des affrontements de la nuit, marqués par des tirs d'armes lourdes et légères, n'est pas encore connu. Depuis mardi soir 10 morts, dont un Casque bleu pakistanais, ont été recensés ainsi que de nombreux blessés.

L'aéroport pas officiellement fermé

Point positif: les chauffeurs de taxis ont mis fin à leur grève. Ils protestaient contre la mort d'un des leurs, tué mercredi par des musulmans. Mais la reprise du travail ne sera que progressive faute de carburant, les stations-service étant fermées. La plupart des Banguissois préfèrent de toute façon rester chez eux. «Tout le monde a peur des détonations, des crépitements, surtout que ça tire n'importe comment, n'importe où et n'importe quand»,a constaté le juriste Ernest Kangba. «Tout s'arrête, on est cloitré et quand on veut relever la tête, ça repart!»

(AFP/PACOME PABAMDJI) 

Conséquence des récents événements: le trafic civil a été perturbé sur l'aéroport de la capitale, proche des quartiers les plus touchés par les affrontements. Royal Air Maroc a décidé de suspendre ses vols en provenance de Casablanca en raison de la «situation d'instabilité» à Bangui. Ils ...

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