Centrafrique-Deux morts dans la poursuite des troubles à Bangui

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BANGUI, 30 septembre (Reuters) - Deux personnes au moins ont été tuées au cours de nouveaux affrontements entre milices rivales à Bangui, en République centrafricaine, ont rapporté mercredi des témoins. La nouvelle vague de violences intercommunautaires dans la capitale, qui a coûté la vie à au moins 39 personnes depuis samedi dernier, remet en question la tenue des élections présidentielle et législatives du 18 octobre, censées consacrer le retour de la démocratie. Un homme a été tué dans un quartier à prédominance musulmane et l'autre au cours d'un affrontement dans les environs de l'aéroport, ont indiqué des témoins sans donner plus de précisions. La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza a quitté prématurément mardi l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, en raison de la situation dans son pays. Arrivée à Bangui, elle a voulu rejoindre le palais présidentiel mais a dû faire demi-tour en raison de violents combats. Elle a passé finalement la nuit de mardi à mercredi au Cameroun voisin et l'on ignore quand elle regagnera la République centrafricaine. Selon la présidente, les troubles sont alimentés par des partisans de son prédécesseur François Bozizé, qui fut contraint à l'exil en 2013 en raison de la victoire des rebelles musulmans de la Séléka. La candidature de Bozizé à la présidentielle d'octobre a été rejetée. "C'est la démocratie qu'on assassine aux yeux de tous en République centrafricaine", a estimé l'intéressé. A Bangui, plusieurs centaines de personnes ont convergé vers une place pour manifester en faveur de la remise sur pied d'une armée nationale, mais ils se sont dispersés quand les organisateurs ont annoncé que la marche était finalement reportée à un autre jour. (Crispin Dembassa-Kette; Eric Faye pour le service français)

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