Centrafrique : des soldats français soupçonnés d'abus sexuels sur des enfants

le , mis à jour à 19:04
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Centrafrique : des soldats français soupçonnés d'abus sexuels sur des enfants
Centrafrique : des soldats français soupçonnés d'abus sexuels sur des enfants

Des soldats français ont-ils violé des enfants en Centrafrique ? Selon le Guardian, Anders Kompass, un cadre de l'Organisation des nations unies (ONU) a été suspendu la semaine dernière par l'instance internationale pour avoir transmis aux autorités françaises un rapport interne qui pourrait faire grand bruit : de supposés abus sexuels commis par des soldats français sur des enfants en République centrafricaine. Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au Haut-Commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, est accusé d'avoir fait fuiter un document confidentiel évoquant cette affaire.

Le quotidien britannique, qui affirme avoir consulté le rapport, indique que les abus sexuels évoqués auraient été commis entre décembre 2013 et juin 2014 dans le centre de réfugiés situé à l'aéroport de Bangui, la capitale centrafricaine. Les accusations seraient étayées par des témoignages d'enfants, dont certains seraient orphelins, qui évoquent des viols. Les victimes présumées affirment avoir été exploitées sexuellement en échange de nourriture et d'argent. Un garçon âgé à l'époque de 9 ans décrit son agression et celle de l'un de ses amis par deux soldats français au camp de déplacés quand ils sont allés à un poste de contrôle à la recherche de nourriture.

Les autorités françaises ont affirmé ce mercredi prendre cette affaire au sérieux et indiqué que la plus grande fermeté serait de rigueur si les abus sexuels de la part soldats français étaient prouvés. «Le ministre de la Défense a pris et prendra toutes les mesures nécessaires pour permettre la manifestation de la vérité. Si les faits étaient avérés, il veillera à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l'égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat», indique le communiqué transmis à la presse par le ministère.

Une enquête ouverte par la France dès juillet 2014

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