Centrafrique : des civils tchadiens fuient Bangui

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Centrafrique : des civils tchadiens fuient Bangui
Centrafrique : des civils tchadiens fuient Bangui

Un convoi de plusieurs dizaines de voitures remplies de ressortissants tchadiens s'apprêtait samedi matin à quitter Bangui pour prendre la direction du Tchad sous les huées d'habitants de la capitale centrafricaine.

Des soldats français de l'opération Sangaris ont contenu des manifestants qui voulaient s'en prendre à ces civils rassemblés au carrefour du PK-4 dans un convoi formé de voitures particulières et de taxis chargés de leurs effets personnels.

Happés par la spirale des tueries intercommunautaires, les très nombreux Tchadiens installés en Centrafrique retournent désormais en masse dans leur pays, un exode marquant un nouveau palier dans le déchirement de la société centrafricaine. Ces civils craignent d'être victimes de représailles de milices d'autodéfense locales chrétiennes ou de foules en colère qui les accusent de connivence avec les ex-rebelles, majoritairement musulmans, de la Séléka qui ont chassé le président François Bozizé du pouvoir en mars 2013.

Le Tchad organise un pont aérien

Le gouvernement du Tchad, dont des centaines de milliers de ressortissants sont établis en Centrafrique, a lancé un pont aérien depuis une semaine et a déjà évacué près de 3000 personnes par avion, a annoncé ce samedi l'Organisation internationale des migrations (OIM). Et des convois routiers quittent Bangui, phénomène sans précédent dans l'histoire pourtant très troublée du pays.

Vendredi déjà un convoi de civils tchadiens avait pris la route menant à leur pays pour fuir les violences meurtrières qui ensanglantent la ville. Au moins un civil avait été tué et plusieurs enfants blessés par des grenades lancées par des soldats tchadiens de la force africaine (Misca) qui protégeaient ce convoi fuyant la ville sous les injures de la foule.

Depuis le début de l'intervention française le 5 décembre, les violences interconfessionnelles se sont multipliées entre les milices chrétiennes «anti-balaka» ...

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