Centrafrique : combats aux abords de l'aéroport de Bangui

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Centrafrique : combats aux abords de l'aéroport de Bangui
Centrafrique : combats aux abords de l'aéroport de Bangui

Des tirs nourris d'armes automatiques et des explosions ont eu lieu mercredi aux abords de l'aéroport de Bangui, où des manifestants ont érigé des barricades contre les forces internationales. Des balles ont sifflé près des soldats français qui gardent l'entrée principale de la zone aéroportuaire et qui se sont mis en position de riposter.

Ces tirs, qui ont provoqué des mouvements de foule, opposeraient des soldats de la force africaine Misca à des miliciens anti-balaka retranchés dans des quartiers proches de l'aéroport, selon des sources militaires. Des explosions de roquettes et de grenades ont retenti et des détonations sourdes de mortiers ont également été entendues.

Une centaine de personnes vivant dans l'immense camp de déplacés qui jouxte l'aéroport sont venues se réfugier dans l'aérogare, entraînant une intervention des soldats français qui leur ont demandé de retourner dans le camp. A la mi-journée, les forces internationales «progressaient le long du boulevard pour dégager les barricades».

Des barricades installées mardi

A quelques centaines de mètres de l'entrée de l'aéroport, 200 à 300 jeunes hommes avaient dénoncé avec véhémence dans la matinée l'action des forces française (Sangaris) et africaines (Misca) et la politique des autorités de transition. De source militaire, les premières barricades ont été érigées mardi soir, sur le boulevard menant à l'aéroport, où les soldats sont installés. Des blindés français les ont enlevées à plusieurs reprises, mais après leur passage, les manifestants les réinstallaient.

Pendant la nuit et en début de matinée, des tirs d'origine indéterminée avaient également été entendus dans le quartier de Boy-Rabe, fief des anti-balaka, et vers la sortie nord de la ville.

Cette nouvelle flambée de violences a contraint une délégation de haut rang des Nations unies à annuler un déplacement prévu mercredi dans la ville de Bossangoa (250 km ...

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