Centrafrique : au moins 34 villageois assassinés dans le nord

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Centrafrique : au moins 34 villageois assassinés dans le nord
Centrafrique : au moins 34 villageois assassinés dans le nord

Une nouvelle flambée de violences a fait au moins 34 morts en Centrafrique, moins d'un mois après la signature d'un fragile cessez-le-feu à Brazzaville, un an et demi après le début de la crise. En trois jours, 34 personnes originaires de différents villages de la région de M'brés, au nord du pays, ont été massacrées par des membres présumés de l'ex-rébellion Séléka et des Peuls armés, selon un officier de la force de soutien africaine Misca.

L'ancienne coalition Séléka est pointée du doigt, alors que ses membres contrôlent toujours le nord du pays depuis qu'ils ont dû s'y replier en janvier, après l'intervention de l'armée française. 

«D'après les habitants fuyant ces villages, les assaillants tirent à bout portant sur leurs victimes et les poursuivent dans leur fuite en brousse. Certaines des victimes sont mortes par pendaison, d'autres ont été battues et torturées à mort», a rapporté l'officier. Achille Kétégaza, un habitant du village de M'brès qui a réussi à s'enfuir a confirmé avoir vu les assaillants «à pied, ou bien sur des motos», tirer à bout portant «sur toutes les personnes qu'ils rencontrent».

Appels à l'aide

«Ils disent qu'ils vont nettoyer huit villages sur l'axe M'brés-Ndélé-Bakala avant le 15 septembre prochain (date du déploiement d'une force de l'ONU ndlr), assure ce rescapé. Nous demandons aux autorités de Bangui de nous aider en envoyant Sangaris (opération militaire française) et la Misca pour nous protéger». 

Ces violences marquent une nouvelle violation du très fragile accord de cessez-le-feu conclu fin juillet à Brazzaville entre les principaux protagonistes de la crise. Les rebelles de l'ex-Séléka à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, majoritairement composées de combattants chrétiens ainsi que par les représentants politiques, religieux, civils.  Malgré la nomination d'un nouveau Premier ministre par la présidente Catherine Samba Panza, ...

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