Centrafrique : 20 personnes tuées lors d'une veillée funèbre

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Centrafrique : 20 personnes tuées lors d'une veillée funèbre
Centrafrique : 20 personnes tuées lors d'une veillée funèbre

Nuit sanglante dans la capitale centrafricaine. Au moins 20 personnes ont trouvé la mort dans une attaque à la grenade lors d'une veillée funèbre à Bangui. Alors qu'une famille était réunie pour la veillée, un groupe d'extrémistes bien connu des services de police a jeté deux grenades et tiré à la kalachnikov pendant plusieurs minutes, vers 23 heures, dans le quartier Kango.

«Au moins 20 personnes ont été tuées» durant l'attaque, confirme ce vendredi le ministre de la Sécurité publique, qui s'exprimait à la radio nationale. Une femme enceinte et plusieurs enfants figurent parmi les victimes, d'après les témoins. «Onze autres personnes ont été blessées et suivent en ce moment des soins à l'hôpital communautaire», ajoute-t-il. Ce vendredi, plusieurs habitants du quartier ont investi les rues, criant leur colère. Ils attribuent cette attaque à des musulmans.

Les anti-balaka seront «traités comme des ennemis» 

Depuis le début de l'opération française Sangaris en décembre dernier, ce pays enclavé d'Afrique centrale continue d'être ensanglanté par les combats entre milices chrétiennes et musulmanes. Depuis samedi dernier, la mort frappe fort surtout dans la capitale. Des affrontements ont éclaté entre groupes armés anti-balaka, milices chrétiennes et des musulmans, faisant une vingtaine de victimes. Amnesty international précise dans un communiqué que «de plus en plus de quartiers de Bangui passent sous le contrôle des milices anti-balaka, qui mènent ces derniers jours des attaques répétées contre des civils et des soldats de maintien de la paix de l'Union africaine (Misca)». Mercredi dernier, le chef de la Misca, la force africaine en Centrafrique qui comprend quelque 6000 hommes, a déclaré la guerre aux anti-balaka, qui sèment la terreur et restent incontrôlables. Ces milices s'en prennent à la population musulmane, qui fuit massivement le pays. Désormais les anti-balakas derniers sont «des ...

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