Célébrations de Noël sous haute surveillance en France

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EN FRANCE, LES CÉLÉBRATIONS DE NOËL SOUS HAUTE SURVEILLANCE
EN FRANCE, LES CÉLÉBRATIONS DE NOËL SOUS HAUTE SURVEILLANCE

PARIS (Reuters) - Pour la seconde année consécutive, les célébrations de Noël en France se déroulent sous haute surveillance, avec plus de 91.000 membres des forces de sécurité déployés sur le territoire ce week-end, dans un contexte de menace terroriste qui reste "très élevée".

La France est sur le qui-vive sécuritaire depuis la série d'attentats djihadistes qui ont fait, depuis janvier 2015, plus de 230 morts et des centaines de blessés.

La tension est encore montée d'un cran cette semaine après l'attaque au camion-bélier contre un marché de Noël de Berlin qui a été revendiquée par l'organisation Etat islamique.

"Nos services de renseignement analysent quotidiennement l'état de la menace", indique le directeur général de la police nationale (DGPN), Jean-Marc Falcone, dans une interview au Journal du Dimanche. "Depuis plusieurs mois, celle-ci reste très élevée, en France comme dans les pays européens qui participent à la coalition" de lutte contre l'Etat islamique.

Pour autant, poursuit-il, les services français n'ont pas recueilli "d'éléments formels" concernant des menaces pesant sur les festivités de fin d'année.

"Mais les fêtes de Noël ont une dimension à la fois religieuse et festive, c'est-à-dire qu'elles présentent une dimension symbolique et en même temps qu'elles occasionnent de grands rassemblements. Il y a donc évidemment un risque", estime-t-il.

Actuellement 2.391 sites chrétiens, dont 1.117 en Ile-de-France, font l'objet d'une surveillance particulière, selon Le Figaro, qui fait état d'un chiffre multiplié par deux en un an.

"Pour les messes de Noël les plus fréquentées, identifiées dans certaines grandes villes, nous aurons non seulement une présence policière, mais une capacité de riposte quasi immédiate", assure Jean-Marc Falcone.

L'an dernier, un mois après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, quelque 120.000 policiers, gendarmes et militaires avaient été mobilisés les 24 et 25 décembre pour assurer la sécurité des festivités.

(Marine Pennetier, édité par Gilles Trequesser)

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  • nayara10 il y a 12 mois

    Interdisons cette fête comme le voulait certains démocrates laïques.Fermons les Églises et Cathédrales ,ainsi nous ferons des économies de * Sécurités*....Surtout plus de Radars ,ils sont là les délinquants ....