Célébrations de Noël en France sous haute surveillance

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UN NOËL SOUS HAUTE SURVEILLANCE
UN NOËL SOUS HAUTE SURVEILLANCE

PARIS (Reuters) - Les célébrations chrétiennes de Noël se déroulent sous haute surveillance jeudi, un peu plus d'un mois après les attentats de Paris et alors que la France est toujours en état d'urgence.

A la veille des fêtes de fin d'année, la menace terroriste "elle est là, elle est particulièrement importante", a déclaré mercredi à la presse le Premier ministre, Manuel Valls.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a assuré mardi que tout était fait pour que la sécurité soit garantie durant les fêtes.

Il a précisé que des "gardes statiques" et des "patrouilles dynamiques" seraient assurées mais qu'il était impossible de mettre des policiers devant les 45.000 églises catholiques, 4.000 temples protestants et 150 édifices orthodoxes de France.

Bernard Cazeneuve a souligné que la sécurité des lieux de culte était "une coproduction entre l'Etat et les représentants des cultes", qui prendront un certain nombre de mesures.

Mgr Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole des évêques de France, a précisé qu'environ 140 lieux de culte catholique feraient l'objet d'une surveillance particulière en raison de leur notoriété et de l'affluence attendue.

Dans certains, "des personnes observent ceux qui entrent et demandent parfois d'ouvrir manteau et sac", a-t-il précisé sur Europe 1. Il a néanmoins invité les fidèles à se retrouver à Noël "pour prier pour la paix".

Dans une circulaire adressée il y a une semaine aux directeurs des forces de sécurité et aux préfets, Bernard Cazeneuve a évoqué "l'exceptionnelle force symbolique" que constituerait une attaque contre une église pendant les offices de Noël.

Il a insisté sur les leçons à tirer des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, commis par des "individus désormais aguerris" avec "des modes opératoires nouveaux".

Bernard Cazeneuve a rappelé dans sa note les consignes édictées le 23 avril dernier, au lendemain de l'attentat évité contre une église de Villejuif (Val-de-Marne).

"Mais il n'y a pas à ce stade de menaces précises contre des églises", soulignait-on la semaine dernière au ministère de l'Intérieur.

Plus de 440 armes ainsi que 200 stocks de produits stupéfiants et un million d'euros en liquide ont été saisis dans le cadre des 2.898 perquisitions administratives effectuées depuis l'instauration de l'état d'urgence, a précisé Bernard Cazeneuve.

En outre, 346 personnes ont été interpellées, 297 placées en garde à vue et 51 écrouées, tandis que 384 personnes présumées dangereuses ont été assignées à résidence.

(Gérard Bon, édité par Yann Le Guernigou)

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