Ce qui n'a pas été dit sur Marc Blondel

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Marc Blondel, ancien secrétaire général de Force ouvrière.
Marc Blondel, ancien secrétaire général de Force ouvrière.

Comme toujours en France, dès qu'un personnage public passe l'arme à gauche, et c'est le cas de le dire pour Marc Blondel, il y a des trémolos partout pour rappeler à quel point l'homme en question était grand, et combien il avait marqué son époque. À FO, qu'il avait dirigée d'une main de fer dans un gant d'acier entre 1989 et 2004, Jean-Claude Mailly, son ancien assistant devenu son successeur, s'est largement apitoyé : "Toute l'organisation est dans la douleur... les militants sont orphelins." Jean-Marc Ayrault, qui était encore à Matignon pour quelques jours, avait salué "cette grande figure du monde syndical et social français". Michel Sapin, à l'époque ministre du Travail, et Martine Aubry, "la dame des 35 heures", avaient déclaré leur admiration pour l'homme et le syndicaliste. Même François Fillon s'était fendu de quelques mots, parlant d'un "homme authentique, à la fois impérieux et jovial". Quant à François Hollande, il ne pouvait pas faire moins, citant "l'un des grands acteurs du syndicalisme français" et un "homme de principes et de valeurs qui croyait en la République sociale". Orateur né et grande gueule médiatique Marc Blondel était, bien sûr, tout cela. L'homme aux bretelles de prolo, à l'écharpe rouge, aux gros cigares de Cuba et à la "607 de fonction" payée par la mairie de Paris époque Jacques Chirac ; "tribun hors pair, capable de tenir l'estrade comme le pavé", selon Michel Sapin, et capable de retourner une salle...

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  • M4841131 le mercredi 23 avr 2014 à 12:45

    les m.erdes fossoyeuses de la france s'autocongratulent, quelle honte, ils ne méritent que la corde