Ce qui coince encore

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« Le changement, le voilà! » s'exclamait jeudi Vincent Peillon, lors de sa conférence de presse de rentrée. Pourtant, toutes les familles ne le voient pas venir. Et beaucoup ne le vivront pas de la même façon.

Pas tous en même temps?

Malgré l'incitation financière de l'Etat, qui a créé un fond d'amorçage pour les pionniers de la réforme, seules 17% des communes vont renouer demain avec la semaine de quatre jours et demi, ce qui représente environ 1,3 million d'écoliers, soit 22,3% d'entre eux. « On s'y est pris un peu tard, l'administration publique va un peu plus lentement que je ne l'aurais voulu », s'expliquait jeudi Vincent Peillon.

La carte de la réforme est aussi politique : à Paris, le maire (PS) Bertrand Delanoë a imposé les nouveaux rythmes dans ses 662 écoles en dépit d'une opposition farouche du corps enseignant. Dans le très UMP département des Hauts-de-Seine, en revanche, aucune commune ne s'est sentie prête au changement. La réforme attendra un an? et les élections municipales de 2014. Mais le clivage n'est pas que partisan : des villes de gauche ? Lille (Nord) et Lyon (Rhône) ? ont elles aussi joué la montre.

? avec des activités de qualité variable?

Dans la majorité des écoles concernées, les cours finiront plus tôt les après-midi, au profit d'activités périscolaires organisées par les mairies. Certaines ont imaginé des initiations au chinois, à l'équitation, au théâtre voire au ski. Ailleurs, cela se résume à une simple garderie.

« Il y a de véritables inégalités dans l'offre, à la fois en termes de contenu et de qualité d'encadrement, estime Sébastien Sihr, le secrétaire général du syndicat d'enseignants Snuipp. Le ministère a fait du périscolaire le centre de la réforme, c'en est devenu le n?ud, et c'est aujourd'hui son talon d'Achille. »

? et pas toujours gratuites

Malgré les exhortations du ...

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