Ce que les plus fortunés font de leur argent

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Terres agricoles, portefeuilles de dettes, les grandes fortunes misent sur des actifs différents.

Ceux que les banquiers privés appellent dans leur jargon les «high net worth individuals» possèdent plus de 30 millions de dollars d'actifs à investir. Et ils sont de plus en plus nombreux, notamment en raison de la montée en puissance des pays émergents. Les riches s'enrichissent, toutes les études le prouvent. Mais sur quels actifs misent-ils pour y parvenir? «Compte tenu de l'endettement massif des Etats et des politiques monétaires très accommodantes, dans une optique de protection contre l'inflation, nous recommandons à nos clients d'investir dans des actifs réels et notamment dans les terres agricoles de pays sûrs, disposant de bonnes infrastructures, comme l'Argentine», explique Franck Noël-Vandenberghe, le fondateur de Massena Partners, persuadé que dans dix ou vingt ans la terre vaudra plus cher qu'aujourd'hui.«Nous prenons des participations dans des groupes solides, bien gérés par un partenaire local, avec comme objectif de les céder à un horizon de cinq à dix ans», ajoute-t-il, espérant que ce type de placements qu'il assimile à du private equity (actions non cotées) permettra à ses clients de doubler leurs actifs en moins de dix ans. Mais le ticket d'entrée est de 500.000 euros.Comment faire avec des moyens moindres? «Achetez des actions en amont ou en aval de la filière agricole, comme Monsanto, John Deere ou Nestlé», conseille-t-il. Pour obtenir de bons rendements, banques privées et family office misent sur des placements peu liquides accessibles à ceux qui sont certains de ne pas avoir besoin de retirer leurs actifs des années durant. «J'investis sur une durée de dix ans. Sur un horizon d'un an ou deux, ma valeur ajoutée est très faible», reconnaît le fondateur de Massena.Autre placement prisé des grandes fortunes, les portefeuilles de dettes, par exemple de créances immobilières vendues par certaines banques désireuses d'alléger leurs bilans. «Les conditions d'entrée dans ces produits sont intéressantes actuellement pour des investisseurs avertis», remarque Jean-Baptiste Douin, responsable de la banque privée chez J.P. Morgan à Paris, qui compte décliner ces solutions aux patrimoines à partir de 10 millions de dollars.

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