Ce que le Racing doit à « Jésus »

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Ce que le Racing doit à « Jésus »
Ce que le Racing doit à « Jésus »

Est-ce vraiment « Jésus » qui a donné naissance au Racing ? D'où vient ce monstre à trente pattes de plus d'une tonne et demie qui court en pleine lumière et défiera Clermont, avant-dernier obstacle sur la route du bouclier de Brennus, demain à Rennes, en demi-finale du Top 14 ? Son histoire plonge dans des profondeurs ancestrales. Son nom, ses couleurs ont surgi à la surface de l'Hexagone il y a bien longtemps, un jour de mars 1892, quand il s'est adjugé le fameux trophée en bois au nez et à la barbe de son voisin le Stade Français lors du premier match de Championnat de France. Aujourd'hui, cependant, le club ciel et blanc est bien loin de ces balbutiements, tout autant que des triomphes de la génération Crauste et Moncla en 1959, ou des noeuds papillons roses du showbiz en 1990.

 

Les musculeux gladiateurs de Travers et Labit portent un héritage beaucoup plus récent, dix ans tout juste, quand le nouveau propriétaire, Jacky Lorenzetti, a décidé de confier le destin sportif du club aux mains d'une référence du rugby, ancien demi de mêlée, capitaine puis sélectionneur du XV de France.

 

Pierre Berbizier, surnommé « Jésus » lors des tractations pour sa venue tant il était attendu comme le messie, a donc pris les rênes d'une formation de Pro D 2 et l'a menée jusqu'en demi-finale du Top 14 en 2011. « Il a structuré le club, il a fait venir des grands joueurs, tout en inculquant à tous que la star c'était l'équipe et que nous n'étions que de passage », raconte Lorenzetti.

 

Si son aventure personnelle s'est terminée prématurément, à la suite d'un conflit avec ses joueurs en 2012, les bases jetées durant son quinquennat supportent encore l'édifice. « C'est lui qui a pensé toute la stratégie du développement, explique Thomas Lombard, trois-quarts du Racing à l'époque. Le centre du Plessis-Robinson, la formation d'où surgissent aujourd'hui Chat, Dussartre ou Chauveau, ce sont ses oeuvres. ...

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