Ce que le passé nous apprend sur la liste des Bleus

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Ce que le passé nous apprend sur la liste des Bleus
Ce que le passé nous apprend sur la liste des Bleus

Cela fait sept tournois majeurs, depuis la Coupe du monde 2002, que l'équipe de France se déplace à 23 joueurs pour disputer une compétition. De quoi tirer quelques enseignements avant la liste de Didier Deschamps. Parce que c'est bien connu, l'histoire se répète toujours.

Combien de surprises en moyenne ?


Il y en a une, en moyenne. Comprendre : un joueur appelé alors qu'il n'a pas encore connu les joies de "toucher les équipements", comme le veut l'immortelle formule de Thuram (D. Cissé en 2002, Chimbonda et Ribéry en 2006, Mandanda et Gomis en 2008, Planus et Valbuena en 2010). Mais à y regarder de plus près, ça se passe quand même souvent avec Domenech. Jacques Santini, Laurent Blanc et Didier Deschamps n'y ont jamais eu recours. Autant dire que ça ne sent pas trop bon pour Corchia, Umtiti, Coquelin, Koziello ou même Ousmane Dembele.

Est-ce que les postes sont toujours doublés ?


Non. Sur les sept listes, à deux reprises le sélectionneur français a pris le risque de ne compter que sur sept défenseurs, pour se laisser une option offensive supplémentaire. Pour deux Euros, en 2004 et en 2012. Au Portugal, Jacques Santini sait qu'il peut compter sur la polyvalence de ses défenseurs, capables de jouer dans l'axe comme sur les côtés (Silvestre, Gallas, Thuram). Aligner des centraux sur les côtés, c'est peut-être d'ailleurs ce qui lui sera fatal, mais ça, c'est une autre histoire. L'ancien entraîneur de Lyon a ainsi pu s'offrir une arme supplémentaire devant. Ce devait être alors Ludovic Giuly, en pleine bourre avec Monaco, avec qui il atteint la finale de la Ligue des champions en jouant soit milieu offensif droit, soit en soutien de Fernando Morientes. En électron libre. Mais il se pète lors de son dernier match avec l'ASM, et Govou prend sa place. En 2012, Blanc compose une liste avec seulement trois défenseurs centraux (Mexès, Rami, Koscielny). Cette fois-ci, c'est parce qu'il sait qu'il peut compter sur sa sentinelle Alou Diarra pour reculer d'un cran au besoin. Du coup, il peut prendre Hatem Ben Arfa dans son groupe pour jouer un rôle de trublion. Quatre ans plus tard, le même Ben Arfa pourrait encore profiter de la situation pour s'insérer dans la liste finale. Une nouvelle fois, Mamadou Sakho ne sera finalement pas disponible, et, alors que tous les postes semblent doublés devant, une place peut se libérer avec un Deschamps qui ne prendrait que trois centraux (Varane, Koscielny et Mangala), se disant que Morgan Schneiderlin peut dépanner comme ce bon vieux Alou en son temps.







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