Ce que le football brésilien doit à la capoeira

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Ce que le football brésilien doit à la capoeira
Ce que le football brésilien doit à la capoeira

Pelé, Garrincha, Socratès, Zico, Romário, Ronaldinho, Neymar... Depuis la seconde moitié du XXe siècle, le Brésil a offert au monde quelques-uns des plus beaux footballeurs de l'histoire. Une tradition qui prend en partie sa source dans la capoeira, l'art martial développé par les esclaves d'origine africaine.

Mi-juillet à Mestalla, le tout frais champion d'Europe Nani fait le show. Recruté en provenance de Beşiktaş, l'ailier portugais profite d'un spectacle de capoeira, l'une de ses passions, pour démontrer qu'il a quelques talents pour cet art martial brésilien souvent assimilé, à tort, à de la danse. Un coup de projecteur pour une discipline perçue au Brésil comme bien plus qu'un simple élément de folklore mais bien une part de l'essence de l'âme auriverde. Et aussi l'une des sources des succès de la Seleção depuis les années 50.


Quel lien entre les coups de pied acrobatiques typiques de la capoeira et la maîtrise d'un ballon de football ? " Pour comprendre notre football, vous devez comprendre la capoeira " assure le professeur Muniz Sodre dans l'ouvrage " Football against the enemy " de Simon Kuper. La relation tient en un seul mot, Ginga. Dans le dictionnaire Houaiss, une référence sur la langue portugaise, on dénombre trois définitions : la démarche chaloupée du vaurien -la figure populaire du Malandro-, le mouvement de base de la capoeira, sorte de jeu de jambes rythmé qui permet d'exécuter des techniques d'attaque et défense, et enfin la propension des footballeurs les plus talentueux à jouer de leur corps pour tromper leur adversaire direct. " Des explications très claires pour situer ce concept comme une manière propre aux Brésiliens de voir le monde et de mouvoir son corps " explique Olivier Guez, auteur de l'ouvrage " Eloge de l'esquive " aux éditions Grasset. " Chez les esclaves d'origine africaine est né un art martial qui devait être dissimulé en danse, en jeu, pour être toléré et qui se caractérisait entre autres par cette souplesse des hanches, assure t-il. Les principes de la capoeira se retrouvent chez les attaquants brésiliens les plus spectaculaires, chez qui le dribble remplace l'esquive. "

Charles William Miller, Joga Bonito et Malandro


Entre les prémices du foot brésilien grâce à Charles William Miller -qui aurait ramené deux ballons et les règles du football au Brésil à la fin du XIXe siècle- et la traumatisante humiliation…





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