Ce que le foot nous apprend sur les primaires à droite

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Ce que le foot nous apprend sur les primaires à droite
Ce que le foot nous apprend sur les primaires à droite

Les primaires à droite commencent à s'annoncer dans le ciel très sombre d'une vie politique française angoissante et angoissée. Comme le veut l'exercice chacun va chercher à se distinguer dans le marché des divers courants, écoles ou filiations de cette grande famille où l'on aime tant se détester (et dont l'historien René Rémond avait dressé en son temps un tableau devenu classique entre légitimistes, bonapartistes et orléanistes). Seulement, à l'heure de la confusion des lignes de fractures partisanes et de la course aux suffrages ou idées d'extrême droite, il va s'avérer grandement difficile d'y retrouver ses petits. Y compris pour les quelques supporters de gauche qui voudraient venir allumer leurs bulletins de vote dans le kop adverse façon fumis. Heureusement, ce que les programmes ne disent pas, le rapport au foot le dévoile souvent...

Alain Juppé, l'homme qui aimait encore l'Europe


Natif de Mont-de-Marsan, amoureux de rugby, Alain Juppé a du faire contre mauvaise fortune bon coeur, et apprendre à parler rond plutôt qu'ovale. Dans la ville des Girondins, guère le choix. Et lorsque vous rêvez d'un destin national, le foot devient un impératif. Pour l'instant, il y a surtout campé son rôle habituel de gestionnaire, de notable provincial aussi. Que ce soit en tant que représentant des maires accueillant l'Euro 2016, tentant de gratter un peu de sous à la très radine UEFA, ou en négociant – étrangement il faut l'avouer - la construction du nouveau stade des Girondins. Surtout, cet événement fut finalement pour lui l'occasion de vanter les vertus de la construction européenne à un moment où les Anglais votaient le Brexit et nos compatriotes ne portaient plus vraiment cette belle utopie dans leur cœur. Pour les en convaincre, quoi de mieux que l'image rassurante de ces supporters irlandais qui vinrent obligeamment animer nos si tristes enceintes démesurées, et faire le bonheur des bars des bords de la Garonne.

Le football comme on l'aime ! Merci aux supporters #IRL, merci à notre police. @Bordeaux #EURO2016 https://t.co/WG9L508oMy

— Alain Juppé (@alainjuppe) 18 juin 2016

Nicolas Sarkozy, un ultra à Paris


Nicolas Sarkozy aime le foot. Depuis toujours. Le PSG surtout. Les Loges présidentielles du Parc sont un peu devenues, exil du pouvoir oblige, son nouveau Fouquet's. Un endroit où il tisse son réseau, où il parle beaucoup. Certes, moins de gaulois et d'islam, et bien davantage d'économie et de cadeaux fiscaux. Seulement, les temps ont changé. Son retour ne fut pas aussi facile qu'escompté, personne ne l'a attendu. Ni ses concurrents qui rongeaient leur frein sous son règne, ni les juges qui le poursuivent de leur méchanceté (comme les arbitres après l'#OL, selon Aulas), n'ont franchement envie de le revoir…




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