Ce que l'affaire Guy Georges a changé

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Du premier crime qui lui est attribué à son arrestation en mars 1998, Guy Georges passera entre les mailles des filets de la police et de la justice sans être inquiété.
Du premier crime qui lui est attribué à son arrestation en mars 1998, Guy Georges passera entre les mailles des filets de la police et de la justice sans être inquiété.

"Guy Georges est l'inverse de la légende hollywoodienne : il ne tue pas pour qu'on parle de lui ! Il se planque. Il n'est pas envahi par le délire : s'il y a un policier, il se planque. S'il y a du monde, il s'abstient. Guy Georges prend des précautions. Par exemple pour lutter contre la répétition criminelle, tantôt il restait avec des amis et ne sortait plus, tantôt il partait à la campagne, là où selon lui ses pulsions le lâchaient", analyse l'expert psychiatre Daniel Zagury, qui a rencontré le tueur de l'Est parisien (1). Il aura fallu sept ans aux enquêteurs pour lui mettre la main dessus. Du premier crime qui lui est attribué à son arrestation en mars 1998, Guy Georges passera entre les mailles des filets de la police et de la justice sans être inquiété. Le vagabond sanglant aura commis chacun de ses meurtres entre deux périodes d'incarcération sans que les enquêteurs ne fassent le lien entre l'individu qui avait agressé deux jeunes filles en 1991 et 1995, et le dossier "SK 1", pour "serial killer numéro 1". Fils d'une serveuse de bar à soldats et d'un Noir américain cuisinier sur une base de GI à Marly-le-Roi, Guy Rampillon a été abandonné quelques mois après sa naissance. Devenu pupille de la DDASS, il change d'identité à 6 ans et fait de son deuxième prénom un nom. Devenu Guy Georges, il est élevé par les époux Morin, une famille nourricière installée près d'Angers. À 14 ans, il agresse sa soeur cadette...

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