Ce quatrième sacre, le PSG l'a acquis dès l'été

le
0
Ce quatrième sacre, le PSG l'a acquis dès l'été
Ce quatrième sacre, le PSG l'a acquis dès l'été

Sacré champion de France pour la quatrième fois consécutive, le PSG est couronné sur une saison au cours de laquelle sa suprématie fut plus totale que jamais. Le club de la Capitale a surtout récolté les fruits d'un été réussi en tous points.

Le 16 août dernier, grâce à sa victoire contre le Gazélec Ajaccio pour sa première de la saison au Parc des Princes, le PSG a été sacré champion de France 2015-16. On caricature mais c’est un peu ça. Car ce soir-là, les hommes de Laurent Blanc se sont emparés d’une première place plus jamais quittée. La récompense d’un été parfait qui tranche avec celui de la saison précédente, au cours duquel les Parisiens avaient concédé quatre matchs nuls lors des sept premières journées. Même si les premiers succès contre Lille, Ajaccio ou encore Montpellier furent poussifs, le club de la Capitale s’est envolé en termes de points pendant que ses principaux concurrents - Lyon, Marseille et Monaco - traversaient un été pourri pour différentes raisons. C’est d’ailleurs chez l’un d’eux que Paris a véritablement lancé sa saison de tous les records, à Monaco où les coéquipiers de Blaise Matuidi se sont imposés avec la manière (0-3) pour la première d’Angel Di Maria sous ses nouvelles couleurs.

Un effectif qualitativement renforcé

L’Argentin est l’autre symbole de cet été réussi. Car si le PSG vient d’être sacré champion de France si rapidement (le record de Lyon, établi lors de la saison 2006-07, est battu pour trois journées), il le doit en grande partie à un recrutement intelligent et bonifiant. A petite dose, le club de la Capitale s’est renforcé sur des postes ciblés, comme avec Angel Di Maria et Kevin Trapp, grands artisans du sacre parisien. Suite au départ de Yohan Cabaye, Laurent Blanc a intégré Benjamin Stambouli, tout aussi efficace que l’ancien Lillois pour profiter des rotations en championnat. Quand Layvin Kurzawa est venu remplacer avec efficacité Lucas Digne au poste de doublure de Maxwell… Ajoutez à cela la progression tant attendue de Lucas, la montée en puissance d’Adrien Rabiot et l’émergence de jeunes que le « Président » n’hésite désormais plus à aligner en Ligue 1 (Augustin et Kimpembe en tête). Et vous obtenez une équipe largement supérieure à celle de la saison dernière.

Un seul accroc et des cartons

Surtout quand ses patrons répondent présents ! Dans le dur l’an dernier, Zlatan Ibrahimovic a livré l’une de ses meilleures saisons, sinon la meilleure, sous le maillot parisien. Derrière, Thiago Silva a confirmé que la Coupe du Monde 2014 n’était plus qu’un mauvais souvenir. Résultat, le PSG a tout écrasé. Jamais un roi n’avait connu pareille suprématie en son royaume. Car hormis une défaite à Lyon fin février, le désormais sextuple champion de France s’est baladé. Tout juste deux Clasico pénibles contre de séduisants Marseillais ont griffé son orgueil, largement satisfait par des cartons à profusion comme contre Saint-Etienne (4-1), Toulouse (5-0), Lyon (5-1), Angers (5-1) et enfin Troyes (9-0). Le tout sans Javier Pastore, absent les trois-quarts du temps, sans un Edinson Cavani très brillant et avec un Marco Verratti pour la première fois de sa carrière régulièrement freiné par les blessures. De quoi se convaincre, si besoin en était encore, que le PSG ne joue plus dans la même cour que les autres.

Les leçons du passé ont été bien apprises

Derrière ce sacre à la munichoise, il faut aussi souligner l’excellent apprentissage des erreurs passées. La saison dernière, en débutant leur championnat sur courant alternatif, les coéquipiers de Thiago Motta se sont mis en danger bêtement et se sont imposé deux derniers mois de compétition en surrégime. Plus expérimenté dans la gestion de son effectif, Laurent Blanc a mis en place un turn-over intelligent tout au long de la saison et n’a pas attendu les premières échéances européennes pour faire tourner régulièrement son onze de départ en championnat. Moins de blessures, moins d’états d’âme et surtout la création d’une cohésion de groupe clairement resserré autour de seize à dix-sept éléments. Et voilà Paris champion avant même le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des Champions. A un mois de la finale de la Coupe de la Ligue. A cinq semaines de sa demi-finale de Coupe de France. Quel luxe ! Mais à repousser chaque saison un peu plus loin ses limites et en faisant tomber, mois après mois, de nouveaux records, le PSG s’impose un rythme difficile à tenir pour les saisons à venir. Qu’importe, cette équipe aime les challenges et ce qui brille.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant