Ce qu'ont vécu les otages d'Arlit

le
0
Les quatre ex-otages français d'Arlit accueillis par François Hollande, sur la base de Vélizy-Villacoublay.
Les quatre ex-otages français d'Arlit accueillis par François Hollande, sur la base de Vélizy-Villacoublay.

On en sait désormais davantage sur les conditions de détention des otages d'Arlit. Si les quatre Français n'ont pas souhaité s'exprimer en public depuis leur retour en France, ils ont évidemment parlé à leurs proches. Dès leur enlèvement dans la nuit du 15 au 16 septembre 2010, les quatre prisonniers ont été séparés en deux groupes de deux. Ils se sont retrouvés tous les quatre ensemble uniquement vingt jours durant l'année 2013. "Ils vivaient au même rythme que leurs ravisseurs au cours des trois dernières années", explique un proche au Point.fr. "Des conditions de vie très strictes, avec le minimum de ressources pour vivre", ajoute-t-il. Pourtant, les ex-otages ne ressentent aujourd'hui pas de haine vis-à-vis de leur geôliers. "Ils considèrent que c'est grâce à eux qu'ils sont en vie. Les moudjahidine qui les détenaient ont tout fait pour les préserver en vie, surtout pendant l'opération Serval. Sans leurs gardiens, ils seraient morts." Un de leurs proches confirme les propos du ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, sur France 2, selon lesquels deux des ex-otages, Daniel Larribe et Thierry Dol, ont bien tenté de s'enfuir en février 2013, en pleine guerre, avant d'être rattrapés 48 heures plus tard par leurs ravisseurs. Fin février, Abou Zeid, l'un des chefs d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui détenait les ex-otages, a été abattu par les frappes de l'armée française, dans le massif de l'Adrar des Ifoghas (extrême...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant