Ce qu'il faut savoir avant de mettre ses objets en vente dans un vide-grenier

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Payer son emplacement, vendre des objets personnels qui ne soient ni nourriture ni alcool, mais aussi ne pas monter un stand plus de deux fois par an... les vide-greniers ont du succès, mais il ne faut pas oublier leurs règles.

Des badauds déambulent devant les étals de vêtements pour enfants et les babioles en tout genre. Il fait beau et dans l'air se répand une odeur de grillades. Voilà la saison des vide-greniers qui bat son plein. Mais sous ses airs de ginguette, la foire à tout a ses règles, et il y a quelques pièges à éviter pour ne pas être hors la loi.

• Le stand a un coût

On ne peut pas arriver avec sa table et s'installer n'importe où. Pour participer à un vide-grenier il faut au préalable s'acquitter du prix du stand, généralement établi au mètre linéaire. «À Paris, c'est dix fois plus cher qu'ailleurs, environ 8 euros le mètre linéaire. Il faut compter environ 4 à 5 mètres pour avoir un emplacement. En Alsace, le mètre vaut plutôt 5 euros», détaille Olivier Nass, responsable du site vide-greniers.org. Depuis dix ans, le succès des marchés aux puces ne retombe pas, il ne faut donc pas hésiter à réserver un emplacement à l'avance.

• Les objets doivent être personnels

La loi est claire: «Les particuliers non inscrits au registre du commerce et des sociétés sont autorisés à participer aux ventes au déballage en vue de vendre exclusivement des objets personnels». Autrement dit, seuls les objets d'occasion, anciens ou réparés, peuvent être exposés sur un stand. Ce qui n'empêche pas la présence de vendeurs professionnels au milieu des vide-greniers, mais ils paient leurs stands plus chers et sont contraints par d'autres dispositions législatives.

• Pas plus de 2 expositions par an

En principe, un exposant ne doit pas vendre ses objets plus de deux fois dans l'année. La raison est simple: un particulier qui vend ses biens d'occasion ou ses objets de collection n'est pas imposable, contrairement au brocanteur professionnel. Aussi, son activité ne doit pas devenir économique. «Les organisateurs de vide-greniers doivent faire signer une déclaration sur l'honneur au particulier, qui certifie ne pas avoir fait plus de deux ventes de ce type», explique Olivier Nass. Attention, le particulier qui ne respecte pas la loi se rend coupable de «faux et usage de faux» et risque six mois de prison et 45.000 euros d'amende.

• Ni aliments, ni alcool, ni armes à feu

Le particulier ne peut exposer ni nourriture, ni alcool, quand bien même il possèderait une bouteille de collection. Les règles sanitaires n'autorisent aucune dérogation. Il n'est cependant pas rare de voir des particuliers exposer des pots de confitures ou des spécificités culinaires locales. Est également interdite la vente d'armes à feu. Une exception est cependant possible lorsque les armes sont totalement neutralisées.

Les vide-greniers ont beaucoup de succès, dans le contexte de crise économique. Il se justifie aussi par un besoin pour les Français de retrouver du lien social ou leur engagement éco-responsable en faveur du recyclage des objets. On dénombrerait plus de 50.000 expositions du type vide-greniers par an en France, selon vide-greniers.org. Il est donc important de se rappeler que le vendeur qui cherche à se constituer une petite manne peut aussi risquer gros.

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  • cresus57 le lundi 15 juin 2015 à 09:42

    «À Paris, c'est dix fois plus cher qu'ailleurs, environ 8 euros le mètre linéaire. Il faut compter environ 4 à 5 mètres pour avoir un emplacement. En Alsace, le mètre vaut plutôt 5 euros»8 euros dix fois plus de 5 euros ? encore quelqu'un qui a eu un bac L (A....)... mention passable

  • M3630858 le samedi 13 juin 2015 à 19:47

    A Paris c'est 10 fois plus cher, 8€ le mètre.... et le seul autre exemple est l'Alsace, 5€ le mètre .. si t'aimes les maths, tu te sens vite perdu

  • guymazur le samedi 13 juin 2015 à 12:07

    Je rigole, les contrôles n'existe pas. C'est comme dans les transports en seine saint Denis. Normal s,y il y a un contrôle c'est l'émeute, voir la mise au feu du train

  • frk987 le samedi 13 juin 2015 à 09:43

    Je connais même une brave dame qui est "grossiste" en vide-greniers, elle alimente le marché via des comparses à la vente, elle s'approvisionne dans les liquidations judiciaires, chez les débarrasseurs de caves.....elle achète au prix de gros, vend indirectement au détail, aucunes taxes, aucun impôt...elle en vit en plus des aides sociales.

  • DADGAD le samedi 13 juin 2015 à 09:23

    On vous surveille de près même pour vendre vos vieilles chaussettes.