Ce qu'il faut retenir de Wimbledon 2016

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le retour gagnant du duo Lendl-Murray, un double français, et Serena Williams, dans l'histoire... Retour sur les faits marquants de la quinzaine de Wimbledon.

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Sous la coupe de Lendl, Murray retrouve les sommets

Andy Murray a décroché son troisième titre du Grand Chelem ce week-end, le second dans le temple du tennis après 2013. Avant ce triomphe attendu, compte tenu des circonstances, trois longues années ont passé pour Murray, orphelin de son mentor, Ivan Lendl, l’ancienne gloire du tennis qui lui a permis de s’affirmer définitivement comme un patron du circuit aux côtés de Novak Djokovic, Roger Federer ou encore Rafael Nadal. Vainqueur de l’US Open, de l’or olympique et d’un premier Wimbledon avec le Tchécoslovaque comme entraîneur, Murray a longtemps oscillé entre une volonté de rupture radicale au niveau de son fonctionnement, ou conserver un équilibre, devenu instable avec Amélie Mauresmo. Quelques semaines seulement après l’annonce de leur rapprochement, Lendl et Murray ont écrit l’histoire au Queen’s et à Wimbledon. Le tout en l’espace de trois semaines. Pourvu que ça dure.

Lucas Pouille grandit vite

Un vent de fraîcheur souffle sur le tennis français depuis peu, et il est incarné par Lucas Pouille. Le protégé d’Emmanuel Planque a atteint le premier quart de finale de sa carrière en Grand Chelem à seulement 22 ans, quelques mois seulement après une demi-finale déjà inédite perdue à Rome contre Andy Murray. Travailleur invétéré, le Français a repensé son tennis afin de briller sur le gazon londonien. A sa force de frappe naturelle des deux côtés, coup droit comme revers, et un service de grande qualité, le Français a ajouté de nouvelles palettes à son jeu et fait l’étalage de dispositions intéressantes au filet. Un jeu vers l’avant qui lui a notamment permis d’éliminer Juan Martin Del Potro et Bernard Tomic. On a hâte de le voir évoluer en Coupe Davis. Une compétition tout à fait différente, tant au niveau de son format que de la pression qu’elle génère. Avec Yannick Noah comme capitaine, et qui fut un temps son conseiller, nul doute qu'il saura y faire.

Roger Federer va mieux, merci pour lui

Pour la première fois depuis 2001, Roger Federer posait ses valises à Wimbledon sans avoir remporté le moindre tournoi, cette année. Pire, le Suisse ne disposait d’aucune certitude sur sa capacité à bien évoluer sur gazon. Trop longtemps éloigné des courts en 2016 à la suite d'une opération du ménisque, puis la résurgence subite de son mal de dos, le septuple vainqueur du tournoi n’en menait pas large à l’aune de ses contre-performances enregistrées à Stuttgart et Halle. Il a finalement pris tout le monde de court en atteignant le dernier carré et en passant tout proche de la finale dans la quatrième manche de la rencontre qu’il a finalement cédée à Milos Raonic. Encourageant pour la suite, et surtout Rio qui approche à grand pas. le Suisse ne s'en est jamais caché, les Jeux Olympiques de Rio font partie des ces derniers objectifs. Il avait d'ailleurs déclaré, il y a de cela huit ans qu’il ne terminerait pas sa carrière avant cette échéance. Titré en double aux côtés de Wawrinka en 2008, Federer convoite l’or en simple.

Herbert et Mahut dans l’histoire du tennis français

Deux paires françaises qui s’affrontent en finale d’un tournoi du Grand Chelem, on n’avait plus vu ça depuis 1932. Une autre époque. Un moment d’histoire aussi, pour la place qu’occupera la performance de Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert dans la légende du tennis français. Les nouveaux numéros 1 et 2 du classement ATP, en double, ont presque tout raflé depuis la fin de l’année 2015. Cette saison, après une finale perdue à l’Open d’Australie, ils ont triomphé à trois reprises en Masters 1000 (Indian Wells, Miami, Monte Carlo) avant de confirmer sur gazon en décrochant un titre de prestige au Queen’s, puis au tournoi de Wimbledon dont la finale fut l’accomplissement d’une quinzaine de rêve. Jamais une paire française n’avait gagné l’US Open ET Wimbledon. Et quelque chose nous dit qu’ils ne sont pas prêts de s’arrêter en si bon chemin.

Serena Williams égale Steffi Graf et vise Margaret Court

C’était pratiquement devenu une obsession chez Serena Williams, un poids dont elle souhaitait se libérer. Trois fois qu’elle échouait dans sa quête d’un 22e titre du Grand Chelem, record de Steffi Graf égalé. Elle y est finalement parvenue en dominant Angélique Kerber, l’Allemande qui l’avait battue à l’Open d’Australie en janvier dernier. Idéal pour exorciser ses démons après deux semaines de très grande qualité sur les courts du All England Club. La protégée de Patrick Mouratoglou a désormais comme objectif de rejoindre Margaret court et ses 24 titres. Un record largement à la portée d’une joueuse qui, quand elle est en pleine possession de ses facultés, n’a pas d’égale sur le circuit.
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