Ce qu'il faut retenir de la conf' de Dupraz et Sadran

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Olivier Sadran, le président de Toulouse, a présenté mercredi le successeur de Dominique Arribagé : Pascal Dupraz. Retour sur leur intervention en cinq phrases marquantes.

Sadran : « On nous a même proposé Rudi Völler ! »

Quelques jours après s’être présenté devant les journalistes après la défaite face à Rennes, le discret Olivier Sadran semblait ravi de présenter son nouveau coach : Pascal Dupraz. Celui qui va devoir réussir une improbable opération maintien pour un TFC promis à la relégation avec dix points de retard sur le 17eme. Le président du club haut-garonnais a profité de l’occasion pour affirmer que son choix n’était pas par défaut, d’autant, qu’en coulisses, il s’était entretenu avec Francis Gillot ou encore Elie Baup. « Pascal Dupraz n'est pas un choix par défaut. Il y a eu beaucoup de candidatures. On nous a même proposé Rudi Völler ! » Une petite révélation étonnante puisque l’ancien avant-centre de l’OM est actuellement le directeur sportif du Bayer Leverkusen. « Notre club a des fondations saines et solides, a également clamé le dirigeant du TFC. Quoi qu'il arrive, le TFC se relèvera. »

Dupraz : « Permettez-moi de tenter ce pari fou »

Connu pour son franc-parler lorsqu’il était à la tête de l’Evian TGFC, Pascal Dupraz s’était un peu assagi depuis quelques mois lorsqu’il officiait en tant que consultant pour l’émission « J+1 » sur Canal+. Mais la passion ne l’a pas vraiment quitté et le revoilà en Ligue 1 pour au moins quelques semaines. Voire même plus si on écoute parler celui qui a réussi plusieurs missions sauvetages, avant d’échouer en 2015. « Avant de dire que le TFC jouera en Ligue 2 l'an prochain, permettez-moi de tenter ce pari fou. On peut le réussir. Il suffit de gagner quatre matchs de plus que le 17eme (ndlr : actuellement Reims) pour se sauver. Le 17eme peut perdre par exemple ses dix prochains matchs. J'ai vu de l'enthousiasme, j'observe de la qualité. Je crois aux chances de ce club. »

Dupraz : « A 40 ans, j’ai cru mourir »

Pour croire à un éventuel maintien avec les partenaires d’un Wissam Ben Yedder plutôt en jambes en ce moment, Pascal Dupraz compte sur le soutien de ses nouveaux supporters. Des supporters qui critiquent depuis quelques mois la gestion du club et qui avaient décidé de déserter le Stadium face à Rennes. Ceux qui s’étaient déplacés avant notamment lancé des « Arribagé démission ! » lorsque celui-ci avait sorti Ben Yedder deux minutes après son ouverture du score. « Le public doit comprendre que s'il existe une chance, ce n'est pas en sifflant qu'il va nous aider, mais en nous encourageant, a affirmé Dupraz. Je suis quelqu'un de passionné. A 40 ans, j'ai cru mourir alors que j'avais toujours pris soin de moi. Tout peut arriver. On a besoin des supporters, le football ce n'est pas la haine, c'est la joie. Venez voir jouer les jeunes joueurs du TFC. Le football est quelque chose d'important, avec un comportement, des attitudes positives. »

Dupraz : « Les arbitres français sont très bons »

Durant ces quelques mois passés loin des bancs de touche, Dupraz a pris un peu de recul. Et notamment sa vision des arbitres qu’il a copieusement critiqué lorsqu’il était à la tête du club haut-savoyard. « Tout est construit pour que le football se joue entre seize clubs comme les franchises de hockey sur glace aux Etats-Unis, avait-il notamment constaté un soir de décembre 2014 à propos d’un arbitrage à deux vitesses. On fait notre petite cuisine tous ensemble sans place pour les petits clubs valeureux mais faites-nous confiance, on tentera de rester en Ligue 1 pour qu'on embête. » Une position qui a semble-t-il changé : « Il ne manque pas grand-chose. Quelque fois, cela ne se joue à rien, une décision arbitrale par exemple. Avec le recul je suis moins dans la paranoïa, et je me rends compte que les arbitres français sont très bons. »

Dupraz : « Il faut se tourner vers l’amour »

Pascal Dupraz a dû se tourner vers le bouddhisme pendant sa période d’inactivité. Outre sa volonté de plus comprendre et respecter les décisions arbitrales, le nouvel entraîneur du Toulouse a opté pour un discours pour le moins humaniste. « Il faut essayer de redonner de la confiance, d'enlever cette peur : il ne s'agit pas de vie ou de mort. Il faut vaincre cette peur si elle existe, collectivement. A plusieurs on renverse des montagnes. Il faut se tourner vers l'enthousiasme, l'amour. Quand il y a désamour, c'est qu'il y a eu amour. A nous de reconquérir le coeur de nos supporters et des amoureux du Téfécé ! » Va-t-il parvenir à transmettre ces valeurs à ses nouveaux joueurs en si peu de temps ? Premiers éléments de réponse dimanche avec le déplacement à Marseille.

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