Ce qu'il faut retenir de l'interview de Labrune

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Silencieux depuis plusieurs semaines alors que le navire marseillais est en plein naufrage, Vincent Labrune est sorti de son mutisme en accordant un entretien à La Provence. Le boss de l'OM dit assumer ses choix malgré un budget limité et mise sur Steve Mandanda et Lassana Diarra pour redresser la barre.

1. Il assume ses choix

« Je vous confirme que j’ai choisi chaque joueur de cette équipe et son entraîneur. J’assume tout, dans un cadre financier exsangue. Nous devions repartir pour une saison avec Marcelo mais il a quitté le club brutalement alors que nous avions travaillé sur un projet commun pendant toute l’intersaison. »

Pour l’instant, force est de constater que le résultat n’est pas probant. Ses choix ne sont pas payants. L’OM est dixième de Ligue 1 après 30 journées. Le seul élément à mettre au crédit du président marseillais, c’est la venue de Lassana Diarra. Pour le reste... 

 

2. Mandanda, l’exemple à suivre

« Je suis admiratif de Mandanda. C’est l’un des meilleurs gardiens du monde aujourd’hui. Mais je parle aussi de son rôle de leader. Il démontre par ses actes, sur et en dehors du terrain, son sens des responsabilités et son amour du maillot marseillais. Ce serait bien que tout le monde en prenne de la graine. »

Heureusement pour Vincent Labrune et l’OM, Steve Mandanda joue les pompiers de service tous les week-ends en L1. Le gardien olympien est immense mais il ne peut pas masquer la médiocrité de cette équipe marseillaise qui n’a plus gagné au Vélodrome depuis plus de six mois.

 

3. Il fera le bilan avec Michel en fin de saison

« Si vous me demandez si nous terminerons la saison avec lui, la réponse est oui. Ce n’est sûrement pas le moment de créer la zizanie. Je le sens frustré de ne pas faire mieux. Je compte sur lui pour remobiliser l’équipe plus que jamais. C’est maintenant qu’il doit montrer à tout le monde qu’il est l’homme de la situation. Le bilan, nous le ferons ensemble à la fin de saison. »

L’avenir de Michel va devenir l’une des questions insistantes des prochaines semaines. La saison décevante et le manque d’ambition dans le jeu ne risquent pas de lui faire gagner des points.

 

4. L’excuse du budget restreint

« Il y a encore quatre ou cinq ans, nous avions le 15eme budget européen, aujourd’hui le 40eme. Il y a des réalités économiques et concurrentielles dont on ne peut pas faire abstraction. Nous n’avons plus d’argent et dans ce contexte, il est évident que la compétitivité de l’équipe s’en ressent. Sans aucun doute. Mais la partie sportive n’est que le sommet de l’iceberg. Nous n’avons jamais eu si peu de moyens pour bâtir notre équipe. Je dois faire cette année, encore plus que les autres, avec une situation financière très compliquée. Je suis à la tête du club pour appliquer scrupuleusement le cahier des charges de l’actionnaire. »

Même s’il précise que l’OM ne devrait pas se retrouver derrière certains clubs du championnat au classement, Vincent Labrune nous ressort l’argument du budget et du manque de moyens financiers de l’OM. Une excuse de circonstance qui n’explique absolument pas toutes les carences de l’OM.

 

5. La Coupe de France ? Oui, mais pas que...

« La Coupe de France, avant d’imaginer la gagner, il va déjà falloir se mettre dans les meilleures dispositions pour pouvoir se qualifier à Sochaux. Bien sûr, si on passe cet obstacle, on pourra envisager une fin de saison différente, voire même en apothéose. Mais aujourd’hui, il ne faut pas se tromper de combat à court terme. »

Vincent Labrune n’oublie pas le championnat. Avec six points d’avance sur le Gazélec Ajaccio (18eme) et sept longueurs de retard sur l’OL (4eme), les Phocéens ont encore un coup à jouer s’ils se remettent dans le droit chemin. Mais il reste du temps aussi pour s’enfoncer...

 

6. Il mise beaucoup sur Lassana Diarra

« Sans Lass, l’équipe n’est plus la même. Il nous manque beaucoup depuis la reprise, il n’a pas pu jouer très souvent depuis quelques semaines et on a besoin de lui. Nous pourrons plus facilement relever la tête avec lui. C’est un très grand joueur. L’OM lui a permis de retrouver l’équipe de France. J’espère bien qu’il nous permettra de finir au mieux cette saison. »

Lassana Diarra est le moteur de cette équipe. Sa présence est indispensable pour l’équilibre de l’OM. Mais jusqu’à preuve du contraire, la sentinelle des Bleus ne joue pas en pointe ou derrière les attaquants.

 

7. Il ne souhaite pas être le « bouc émissaire »

« Il y a un petit noyau d’observateurs bien intentionnés qui, quoi que je fasse, me brûlent sur la place publique (...) Je n’ai pas vocation à être un bouc émissaire, je ne suis pas un punching-ball. Je rends coup pour coup quand on m’attaque injustement. Et pour lever tout malentendu, je m’adresse ici uniquement à ce noyau de petits politiciens du chaos permanent. »

Il y tenait, il l’a fait. Vincent Labrune souhaitait faire une petite mise au point en s’adressant à ses détracteurs qui sont toujours plus nombreux. Le président de l’OM manie le verbe avec aisance mais il sait très bien que la pression populaire n’est pas seulement exercée par « les politiciens du chaos ». La gronde s’étend bien plus largement.

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