Ce qu'a dit Jean-Marie Le Pen devant le bureau politique du FN

le , mis à jour à 21:55
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Ce qu'a dit Jean-Marie Le Pen devant le bureau politique du FN
Ce qu'a dit Jean-Marie Le Pen devant le bureau politique du FN

C'est le coup de pied de l'âne. Sa fille, la présidente du FN Marine Le Pen, jurait jeudi que le conflit qui l'oppose à son père appartenait au passé. 24 heures plus tard, Jean-Marie Le Pen dévoile, sur son site internet, la déclaration qu'il a faite lundi devant le Bureau politique du parti.

Une publication en forme de règlement de comptes, cinq jours après la suspension de son statut d'adhérent et l'annonce de la suppression de sa fonction de président d'honneur. Le texte est acide. Une litanie à charge contre le Front version bleu marine.

Jean-Marie Le Pen tire là où ça fait mal. Alors que Marine Le Pen et ses lieutenants, forts de leurs performances des dernières élections municipales, européennes et départementales, revendiquent sur tous les tons le statut de premier parti de France, le vieux leader lâche : «Ne nous faisons pas d’illusions sur la force réelle du mouvement. Le fait, réel, d’arriver en 1ère position lors des Européennes et des départementales ne doit pas nous aveugler.»

Et de pilonner le bilan de sa fille, qui a pris sa succession à la tête du parti en janvier 2011. Alors que celle-ci a, avec sa garde rapprochée, minutieusement mis en place une stratégie axée autour du triptyque dédiabolisation, professionnalisation, implantation, Jean-Marie Le Pen cingle : «Notre organisation, en progrès, reste très imparfaite, ainsi que la formation de nos cadres. Nous dépendons totalement des médias.»

«Sommes-nous devenus le premier parti antiraciste de France ?»

Pas question non plus d'attribuer à sa fille et à son équipe les récents succès électoraux : «Ce sont les événements qui nous rallient l’opinion de nos concitoyens.» Lui qui a, au contraire de sa fille, non pas cherché à conquérir le pouvoir mais à le parasiter, enfonce le clou : «L’aggravation inéluctable de la situation (à laquelle, il faudra remédier après) peut nous conduire au pouvoir et à ses terribles ...

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