Ce prototype ouvre la voie aux vérandas d'immeuble

le
0

Les étudiants architectes et ingénieurs d’une école de Strasbourg développent depuis trois ans un balcon original chauffé à l’énergie solaire. Son installation pourrait donner des idées à certains.

Bien sûr, après le récent accident dramatique à Angers où un balcon s’est effondré, ce genre de construction peut en effrayer certains. Mais derrière cet audacieux balcon couvert qui s’avance de près de 5 mètres au-dessus du vide au deuxième étage, il y a trois ans de travail. Puisque l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, les étudiants architectes et ingénieurs de l’Institut national des sciences appliquées de Strasbourg ont mis au point ce prototype dans le cadre de la rénovation thermique de la façade sud de leur école.

Véritable «greffe habitable» selon ses concepteurs, ce cube de béton de 12 m² au sol pour 3,5 mètres de haut peut se prêter à tout type d’usage. La réalisation de ce prototype reste assez chère au vu de la surface: près de 90.000 euros financés à 80% par des partenaires privés, dont le fabricant de systèmes architecturaux en aluminium Kawneer. Ce dernier précise dans un communiqué que pour cette réalisation, «l’enjeu était d’effectuer une rénovation énergétique tout en conservant les grandes baies vitrées des années 50 pour leur intérêt patrimonial et leur apport thermique».

20% d’économies d’énergie

Près d’une centaine d’étudiants ont été impliqués dans ce projet sous la houlette de l’enseignant-chercheur Franck Guêné. L’intérêt a été de mêler diverses compétences puisque l’école d’architecture se trouve au sein d’une école d’ingénieurs. Des capteurs doivent encore être posés pour connaître très précisément les apports énergétiques solaires de cette structure. Mais selon les calculs des étudiants, elle pourrait générer jusqu’à 20% d’économies d’énergie potentielle. Une prouesse rendue possible par le double vitrage de la structure en verre.

Cette serre devrait ainsi assurer le réchauffement du bureau attenant et d’autres pièces du bâtiment pendant les mois les plus frais. En revanche, la structure ne sera pas «habitable» une bonne partie de l’année étant soit trop chaude, soit trop froide. La véranda d’immeuble à vivre toute l’année n’est pas encore pour demain.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant