Ce nouveau concurrent d'Airbnb revendique des locations 100% légales

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Ce nouveau concept se veut à mi-chemin du service hôtelier et du logement en appartement. Pour être légale à Paris, l’enseigne n’installe ses chambres que dans des logements inscrits comme des surfaces commerciales.

Ni véritablement un hôtel, ni un appartement comme un autre, la nouvelle marque Sweet Inn veut marier le meilleur des deux mondes. Un service de type hôtelier avec du personnel dédié et des logements où l’on peut se sentir comme à la maison, à la manière de ce que l’on trouve sur Airbnb. Au-delà du discours marketing bien rôdé, cette jeune société franco-israélienne a su se positionner habilement pour offrir une réponse légale à l’envie de nombreux voyageurs d’habiter «comme les autochtones» lorsqu’ils sont en déplacement.

La solution? Puisque Paris interdit les locations touristiques dans les résidences secondaires (et pas plus de 4 mois en résidence principale), l’enseigne installe ses logements exclusivement dans des appartements désignés comme des locaux commerciaux par le règlement de copropriété. Elle sélectionne avec soin les emplacements et négocie avec les propriétaires un bail commercial classique sur 3/6/9 ans. Une solution ingénieuse déjà proposée aux investisseurs par certaints agents immobiliers alors que la surveillance légale des locations touristiques se raffermit peu à peu.

Un loyer fixe pour le propriétaire

A partir de là, la société verse un loyer fixe au propriétaire et prend à sa charge tout le reste: décoration, aménagement et service hôtelier. C’est donc elle qui prend le risque si les taux d’occupation ne sont pas au rendez-vous mais aussi elle qui empoche de plus gros bénéfices si ses performances sont très bonnes. Un modèle pratiqué par les enseignes d’hôtellerie qui ne possèdent pas leurs murs.

«Nous ne prenons que des locaux vides que nous aménageons avec nos décorateurs et versons des loyers au tarif du marché des locaux commerciaux», souligne le PDG de Sweet Inn, Paul Besnainou. Pour l’instant, l’enseigne revendique 60 appartements à Paris avec un «lobby central», véritable réception hôtelière centrale située en rez-de-chaussée de l’un de ses appartements, juste en face du Louvre. Egalement présente à Barcelone, Lisbonne, Bruxelles, Rome, Jerusalem et Tel Aviv, la marque mise beaucoup sur la capitale française où elle compte doubler de taille d’ici la fin 2016.

Des visites en 3D impressionnantes

Pas de quoi inquiéter le géant Airbnb mais la jeune marque compte sur sa touche déco, son service et sur sa légalité pour séduire le public. «Il faut nous concevoir comme un hôtel éparpillé à travers la ville, aime résumer Paul Besnainou. Et comme tout professionnel nous réglons la taxe de séjour, la TVA et nous payons nos impôts sur place.» Un service qui commence également à séduire la clientèle d’affaires qui n’était pourtant pas la cible prioritaire de l’enseigne.

Côté tarifs, compter 130 euros la nuit pour un petit logement et jusqu’à 250 euros et plus pour 2 ou 3 chambres. A noter: le site propose de magnifiques visites en 3D de ses logements. Une technologie très intuitive où l’on s’immerge totalement dans l’appartement à la manière du Google Street View en version intérieure.

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  • sibile le mardi 29 déc 2015 à 17:48

    c'est légal, ça ?