Ce Mondial ne sera plus jamais pareil...

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Ce Mondial ne sera plus jamais pareil...
Ce Mondial ne sera plus jamais pareil...

Ce samedi soir, l'Angleterre a été sortie de sa propre Coupe du monde par la petite porte. Balayés par une Australie bien supérieure, les Anglais ont été mangés par la pression populaire autour de l'événement. Pourtant, Twickenham avait tout pour vivre une soirée mémorable.

La Marseillaise qui avait retenti dans les travées de Twickenham lors du match d’ouverture n’avait donc rien d’un affront. Elle était simplement prémonitoire. Prémonitoire d’un cauchemar, d’un drame même, qui allait se nouer au cœur de l’enceinte mythique du rugby anglais. Ce samedi soir, le rêve de tout un pays s’est brisé contre l’Australie. L’an passé, il y avait eu l’humiliation du Brésil lors de la Coupe du monde de football, terrassé contre l’Allemagne en demi-finale (7-1). En rugby, il y aura désormais le XV de la Rose 2015.

Le prince Harry gesticule dans tous les sens

Jamais un pays hôte n’avait été sorti de son Mondial en phase de poules. Jamais l’Angleterre n’avait quitté une Coupe du monde, depuis sa création en 1987, avant les quarts de finale. Et jamais Twickenham n’avait sonné si creux à la fin d’un match de rugby. Car c’est bien un silence de mort qui s’est emparé du stade londonien au coup de sifflet final. Un silence qui tranchait complètement avec l’ambiance de folie dans laquelle il a été plongé pendant toute la rencontre. De l’entrée des joueurs jusqu’au dernier souffle anglais, en passant par un hymne repris par toute une nation, jamais le public du XV de la Rose n’a renoncé. Quand Anthony Watson a inscrit l’essai de l’espoir à l’heure de jeu, les « Sweet Chariot » ont repris de plus belle. En tribune officielle, le prince Harry, vêtu de son polo aux couleurs du pays hôte, s’est mis à gesticuler dans tous les sens et à donner de la voix.

Les « Sweet Chariot » garés en créneau

Mais les dix dernières minutes qui auraient dû être celles de la folie et de la reconquête ont été à l’avantage des Wallabies. Démontés en mêlée, les coéquipiers d’Owen Farrell ont rendu les armes sur un ultime essai de Matt Giteau. Devant l’entrée du couloir menant aux vestiaires, pendant que ses joueurs faisaient une haie d’honneur à leurs bourreaux, Stuart Lancaster se tenait là, debout, le regard hagard. Complètement perdu. Sur le terrain, pas de larmes. Dans les tribunes, où les « Sweet Chariot » s’étaient garés en créneau, si. Et de la colère, aussi. Car dès ce dimanche, l’heure sera aux questionnements et aux règlements de compte via la très critique presse anglaise. Le cauchemar ne fait que commencer pour les Anglais et leur sélectionneur. La Coupe du monde, elle, continue, mais ne sera plus jamais la même. 

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