CCR : "Portefeuille diversifié, comment investir la partie obligataire ?"

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Portefeuille diversifié, comment investir la partie obligataire?

Si le risque de contrepartie est a priori exclu, les détenteurs d'obligations d'États restent exposés au risque de remontée des taux qui rend possible une perte en capital. Parallèlement, le marché de crédit (obligations d'entreprises) retrouve début 2009 une activité qu'on ne lui avait pas connue depuis de nombreux mois. C'est l'occasion de faire un point sur la partie "taux" d'un portefeuille diversifié.

Le rendement des obligations souveraines est historiquement bas. La récession attendue pour 2009 et l'absence d'inflation justifient en partie cette faiblesse, encore accentuée par le désir de sécurité de nombreux investisseurs disposés à accorder leur confiance aux États seulement. Cependant, la différence minime entre les échéances courtes et longues valorise implicitement le maintien d'une inflation modérée pendant plusieurs années, alors que l'ampleur des plans de relance et les taux directeurs des banques centrales -extrêmement bas- créent un environnement propice au retour de l'inflation à moyen terme… et donc à une remontée des taux.

En comparaison les obligations d'entreprises présentent un intérêt certain : l'écart de rendement avec les emprunts d'États, qui mesure la probabilité de défauts, culmine à 450 points de base, parfois davantage, pour de très belles signatures. Du jamais vu ! Sauf à ce que nous vivions un cataclysme majeur, les inévitables difficultés de certaines sociétés seront plus que compensées par cette rémunération additionnelle, à condition d'être convenablement diversifié. Le nouveau fonds UBS (F) Credit Spread 2011, dont la commercialisation s'achève fin janvier, permet d'atteindre ces objectifs. Il investit son actif dans la dette d'entreprises sans négliger les émetteurs du secteur bancaire : ils combinent un rendement attractif et un risque de défaut amoindri par la volonté des États de garantir le système. De surcroît, le marché interbancaire qui focalisait l'attention des analystes après la faillite de Lehman Brothers en septembre dernier, redonne des signes de vigueur passés inaperçus dans l'actualité récente et qui rassurent sur la santé des banques.

Les investisseurs soucieux de la conservation de leur capital devront sacrifier le rendement et s'orienter vers les échéances les plus courtes des emprunts d'États. Pour les autres, le crédit apparaît aujourd'hui comme le type de dette à privilégier dans les allocations obligataires.

Muriel du Chatelier,

Responsable Pôle Allocation d'actifs, UBS Global Asset Management

Julien Vincenti, Gérant, UBS Global Asset Management


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