CCR AM : Tirer parti de la faiblesse de l’euro

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Si l’Euro continue à être faible par rapport au dollar, les sociétés industrielles de la zone euro et exportatrices en dehors de la zone vont retrouver de la compétitivité.

La vigueur de l’euro face à l’ensemble des autres devises, et tout particulièrement du dollar, ces deux dernières années, a pesé sur la rentabilité et la compétitivité des entreprises de la zone euro qui sont exposées à la concurrence internationale ou largement exportatrices. La récente crise a bien évidemment amplifié ces pressions. Aussi, la faiblesse de l’euro, si elle se confirme, constituera-t-elle un facteur positif pour ces entreprises et aussi pour les investisseurs hardis.

En effet, le marché vient de baisser sensiblement, avec un CAC 40 passant de 4000 à 3600. D’un côté, le sentiment fort de défiance a poussé certains investisseurs, peut-être un peu trop optimistes au début de l’année, à se raviser et à vendre dans un premier temps les financières; d’un autre côté, les mouvements anticipés de hausse de taux sur la Chine, suite aux orientations politiques du gouvernement qui semble vouloir soutenir une croissance forte mais sans excès, ont conduit à penser qu’il y aurait un ralentissement du cycle économique. Après les financières, une seconde vague baissière a donc touché les industrielles. Les investisseurs pourraient en bénéficier. Le mouvement d’aversion au risque qui est à l’origine de leur baisse n’a pas pris en compte le fait que finalement, leurs positions concurrentielles s’amélioraient puisqu’elles se révèlent plus compétitives à l’international grâce à la faiblesse de l’euro. Nos équipes actions ont ainsi acheté du Michelin, du St-Gobain, du Arcelor Mittal.

Cependant, le grand gagnant de cette tendance est l’industriel allemand.L’industrie allemande est de manière générale fortement exportatrice, très compétitive et l’industriel allemand n’est pas touché par les problèmes de refinancement aujourd’hui et donc de spreads. Il est en outre avantagé par les conséquences des problématiques de dette en zone euro sur les pays périphériques.

Le doute demeure cependant quant aux conséquences à long terme de cet euro faible, en particulier sur la compétitivité de la zone euro par rapport aux autres pays.

Vous pouvez retrouver Eric Bleines, directeur général adjoint et responsable des équipes Actions de CCR AM dans La Tribune, pour son « Mot du Twitter » toutes les semaines. Cette rubrique fait intervenir des experts des marchés.

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