CCR AM : France, le retour des grandes capitalisations…

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Retour sur l’année 2010

Les grandes capitalisations françaises n’ont clairement pas été « à la fête » en 2010.

Si l’on regarde l’évolution du CAC 40 par rapport aux autres grands indices boursiers (-3.3% pour le CAC 40 contre +11.6% pour le S&P 500 et surtout +16.1% pour le DAX allemand) ou par rapport aux petites et moyennes valeurs (+18.0% pour le CAC Mid Small 190), on constate le retard accumulé sur l’année écoulée. L’analyse de cette performance peut se faire à deux niveaux. Sur le plan macro-économique d’abord la reprise en Europe en général et en France en particulier s’est avérée poussive et la situation des dettes souveraines de la Grèce ou de l’Irlande a fait peser un risque sur toute la zone Euro. Au niveau des entreprises ensuite, les poids lourds du CAC 40 ont cruellement manqué de croissance au moment où les valeurs industrielles allemandes profitaient à plein de leurs expositions aux pays émergents. Il y a bien sûr eu quelques exceptions comme LVMH, Schneider ou Air Liquide mais les valorisations de ces sociétés les excluent d’un portefeuille Value comme CCR Actions France.

Ce constat est à la fois frustrant pour le gérant d’un fonds de grandes valeurs françaises et en même temps source d’opportunités pour les mois à venir.

2011, une année prometteuse

En effet, le contexte boursier est peut-être en train de changer. Si l’on se concentre sur les deux derniers mois, on constate une nette rotation sectorielle dont CCR Actions France a su profiter et qui n’est peut-être pas seulement anecdotique. Ainsi Axa et CNP Assurances ont connu de très belles progressions, aidées par la hausse des taux longs et la baisse du stress sur les dettes souveraines. De son coté, Alstom a enregistré une performance boursière très satisfaisante à partir du moment où le groupe a retrouvé une dynamique positive de prise de commandes.

Enfin, le segment des SSII a lui-aussi repris des couleurs suite à l’acquisition par Atos Origin de la division SIS de Siemens ; CCR Actions France a ainsi bénéficié à la fois de la revalorisation d’Atos mais aussi de celle de son concurrent Groupe Stéria. Ces titres ont certes progressé pour des raisons différentes mais ils avaient aussi une caractéristique commune : leur faible valorisation.

Plus généralement, les grandes capitalisations françaises jouissent d’une valorisation modérée quel que soit le critère d’évaluation considéré. En effet, les entreprises du CAC 40 se payent 1,3 fois leur actif net contre une moyenne historique proche de 2 fois ; de plus, le rendement moyen des dividendes de ces entreprises est de l’ordre de 4% à comparer à des taux 10 ans français à 3.5% même après la forte hausse des taux de ces trois derniers mois. Enfin, les grandes entreprises traitent avec une décote sur les petites et moyennes valeurs si l’on considère le ratio « cours / actif net » malgré des rentabilités des fonds propres supérieures ; ce dernier point n’est d’ailleurs pas spécifique au marché français mais généralisable à l’Europe entière.

On le sait, une société faiblement valorisée mais sans dynamique peut rester peu chère pendant très longtemps. Charge à nous, dans cet univers globalement bon marché, de sélectionner des titres qui bénéficient de catalyseurs permettant de faire disparaître la sous-évaluation qui nous avons identifiée.

Florian Allain

Gérant CCR Actions France - CCR Asset Management


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