CCR AM : « …Et surtout, la santé ! »

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Dans des marchés qui ont toujours la bulle, l’investissement n’est pas serein. Les épargnants appellent donc de leurs vœux une double normalisation de la finance (normale et normée) pour soulager leur souffrance. Alors, peut-on réformer la finance mondiale ?

Effets indésirables de la normalité.

C’est quand tout va trop bien qu’apparaissent les germes de la crise suivante. En période paisible, la recherche avance et l’ingénierie financière structure des instruments techniquement complexes pour maximiser la rentabilité ou encadrer le risque. Le paradoxe de la complexité est à l’œuvre : au lieu d’améliorer l’efficience des marchés, l’excès d’audace brouille le risque en multipliant les contreparties et en rendant moins accessible l’information. De plus, en donnant une valeur financière et liquide à des biens tangibles (titrisation) les nouvelles techniques financières génèrent une quantité de monnaie, source de surévaluation des actifs vouée à être corrigée à plus ou moins brève échéance.

Réguler : un vœu pieux ?

On aime se faire peur. Encore plus lorsqu’on se sait immortel : en période de crise les autorités n’ont d’autre choix que maintenir le système sous perfusion, évitant aux financiers de payer les conséquences de leurs excès. Quels que soient les risques pris collectivement par les banques d’affaires, les États garantissent les dépôts en dernier ressort, ce qui n’incite pas à la prudence. De surcroit, les fortes variations du prix des actifs alimentent les flux sur les marchés et fait vivre les nombreux intermédiaires qui ont tout intérêt à entretenir un climat incertain et à s’opposer à toute forme de régulation. Le rejet du traitement paraît inévitable.

Différenciation.

Malgré leurs imperfections actuelles, les marchés financiers jouent un rôle essentiel dans l’économie en procurant aux uns une rémunération de leurs liquidités et aux autres les fonds dont ils ont besoin pour leur activité : augmentations de capital et émissions obligataires ont été nombreuses en 2009 ; elles le seront sûrement aussi cette année. Alors si la régulation n’est pas franchement souhaitée par les principaux opérateurs et si la normalisation qui en découlerait n’est pas forcément souhaitable pour les investisseurs, la différenciation -dans un environnement de marché qui restera propice aux dérives- ne peut provenir que du comportement individuel des acteurs. En accord avec ses valeurs fondamentales, CCR AM développe des solutions de gestion transparentes, compréhensibles, responsables et performantes, pour participer à l’appréciation des marchés sans altérer l’indispensable vigilance qui doit prémunir les investisseurs contre les crises futures. Excellente année 2010 !

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ccram_contact@ubs.com

Julien Vincenti, gérant Pôle Allocation d'actifs


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