Cazeneuve relance la construction d'un "islam de France"

le , mis à jour à 18:58
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    * Cazeneuve veut une relation "forte et apaisée" avec 
l'islam 
    * Une fondation profane et une association cultuelle 
    * Jean-Pierre Chevènement présidera la fondation 
    * Le CFCM salue une "étape historique" 
 
 (Actualisé avec point presse de Cazeneuve) 
    par Chine Labbé 
    PARIS, 29 août (Reuters) - Bernard Cazeneuve a lancé lundi 
des consultations avec des représentants de la communauté 
musulmane, de la société civile, et des parlementaires, pour 
donner un nouvel élan à la création d'un "islam de France". 
    A l'issue d'un été endeuillé par des attentats djihadistes 
et marqué par une polémique sur le "burkini", le ministre de 
l'Intérieur a appelé de ses voeux une "relation forte et 
apaisée" avec les musulmans de France.  
    "Cette nouvelle étape présente aujourd'hui un caractère 
d'urgence et de nécessité particulier", a-t-il dit lors d'un 
point presse à son ministère, place Beauvau. "La France est en 
guerre contre le terrorisme, elle est en guerre contre un ennemi 
qui cherche à la diviser." 
    "Nous devons rappeler que la République a vocation à prendre 
dans ses bras tous ses enfants, quelles que soient leurs 
origines et leur confession", a poursuivi Bernard Cazeneuve, 
tout en soulignant que l'islam de France devait "amplifier" son 
engagement pour la République. 
    Pour y parvenir, le ministère de l'Intérieur va créer une 
Fondation pour l'islam de France, présidée dans un premier temps 
par l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, 
qui devrait voir le jour d'ici novembre. 
    Elle ne pourra pas financer le culte mais aura vocation à 
soutenir des projets culturels, éducatifs et sociaux, et pourra 
contribuer à la formation profane des imams. 
    Trois représentants de l'Etat (Intérieur, Culture et 
Education) siègeront à son conseil d'administration, ainsi que 
le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et des 
personnalités qualifiées, dont l'écrivain Tahar Ben Jelloun.  
     
    FINANCEMENT FRANÇAIS 
    A côté de la fondation, une association cultuelle dirigée 
par des musulmans sera chargée du financement des mosquées et de 
la formation théologique des imams.  
    Le gouvernement lancera par ailleurs une mission chargée de 
proposer la création de nouveaux diplômes d'islamologie, pour 
aller au-delà des formations dejà proposées dans une quinzaine 
de grandes universités à de futurs imams et aumôniers. 
    L'idée d'une fondation pour l'islam n'est pas nouvelle. En 
2005, Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, 
avait créé la Fondation des œuvres pour l'islam de France, qui 
était cependant restée une coquille vide.  
    Cette fois, le CFCM, qui salue une "étape historique", dit 
"croire fermement" à sa réussite. 
    "La première fondation des oeuvres de l'islam (...) est 
arrivée à peine deux ans après la création du CFCM. Les 
composantes de l'islam de France (...) apprenaient à peine à se 
connaître, à travailler ensemble", a expliqué à la presse son 
président Anouar Kbibech. "Plus de dix ans après, il y a une 
maturité qui s'est opérée." 
    La nouvelle fondation sera financée en partie par l'Etat, à 
hauteur d'un million d'euros, somme à laquelle s'ajoutera un 
reliquat du budget de l'ancienne, d'environ 950.000 euros. 
    Elle devrait aussi recevoir de l'argent d'entreprises et de 
particuliers et fonctionner, à terme, avec un budget de cinq à 
six millions d'euros, précise-t-on place Beauvau. 
    Quant à l'association cultuelle, elle pourrait être financée 
par des dons des fidèles et une contribution volontaire des 
acteurs de la filière halal, à négocier avec les industriels de 
l'abattage rituel.  
    
    UNE NOMINATION INITIALEMENT CONTESTÉE 
    La fondation comme l'association s'appuieront sur un 
financement exclusivement français, insiste-t-on au ministère de 
l'Intérieur. 
    Les mosquées pourront toutefois continuer à recevoir de 
l'argent de l'étranger, souligne-t-on au CFCM. "Ce qui est en 
train de se mettre en place, c'est un mécanisme pour relever les 
fonds et les rationaliser", explique Anouar Kbibech. 
    Bernard Cazeneuve fait en effet le pari que ce "modèle 
vertueux de financement" s'imposera avec le temps, tarissant, à 
terme, les financements étrangers. 
    Actuellement, environ 15% du financement du culte musulman 
provient de l'étranger, selon le ministère de l'Intérieur.  
    L'annonce de la nomination de Jean-Pierre Chevènement à la 
tête de la Fondation avait suscité de nombreuses réserves dans 
les milieux politiques et chez certains représentants du culte, 
qui avaient jugé "maladroits" ses propos appelant les musulmans 
à se faire "discrets".   
    Le choix de l'ancien ministre n'est plus contesté, assure 
cependant aujourd'hui le président du CFCM.  
    "Les événements que nous avons à affronter sont d'une 
gravité telle que chacun doit s'efforcer à concourir au succès 
de l'islam de France, qui s'autonomisera au niveau de ses 
financements et de sa propre formation", a déclaré lundi 
Jean-Pierre Chevènement. 
 
 (Avec Myriam Rivet, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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  • nayara10 il y a 3 mois

    L'ISLAM ,c'est un religion ????...

  • mary2776 il y a 3 mois

    ils nous la mette trop profond ceux là

  • cavalair il y a 3 mois

    les musulmans de France s'en fiche ils veulent le pouvoir en France, rien d'autre et ils le disent clairement

  • mlaure13 il y a 3 mois

    Attendons pour en juger...mais je doute que les musulmans s’impliquent sur le sujet...

  • mlaure13 il y a 3 mois

    Sil y avait des preuves à faire disparaître sur les attentats, c'est fait, et bien fait...;-(((